‹ La religion de PlatonChapitre 151 sur 164 · Lois, X, 903 a fin-h, 905 c · texte numérisé non relu

Lois, X, 903 a fin-h, 905 c

DESTINÉE DE LA CITÉ

truites ))^. Alors que dans TUnivers, les cercles du Même et de l’Autre s'harmonisent et impriment aux corps célestes des mouvements réguliers^, la vie des Cités, comme celle des âmes humaines^, est soumise à des alternances et parcourt un circuit.

On ne saurait parler d’une évolution de la Cité ou, du moins, si évolution il y a, elle est toujours régressive^. La condition la meilleure à laquelle puisse parvenir l’âme, c’est sa condition d’origine. De même, la Cité bonne est toujours un début dont la suite ne pourra que s’éloigner. La Cité bonne, bonne soit en vertu de sa simplicité^, soit par la grâce de Cronos, est promise à la corruption. Si l’on veut classer, par voie génétique, les différentes formes des constitutions, on prend pour point de départ la Cité idéale®. Mais, au moins, pour les âmes humaines, bien que « montant ou descendant selon qu’elles perdent ou gagnent en intelligence ou en stupidité la condition primitive peut et doit être reconquise ; condition de départ, elle est en même temps le terme de leurs efforts et la dialectique les exhorte sans cesse à s’engager dans « la voie qui monte w®. La politique, elle, est moins persuasive, parce qu’elle se reconnaît moins d’efficacité. Toute action violente étant interdite au

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