Cf. pp
DESTINÉE DE LA CITÉ
points inaccessibles au logos^. Si les sociétés les meilleures, Cités idéale ou primitive, règne de Cronos, groupent toujours des hommes, non des âmes, l’espoir est permis à l’âme de retrouver ces communautés terrestres, fondées sur la Nécessité, mais où elle connut, dans l’École ou dans la Cité, des joies auxquelles, même en face de l’Être pur, elle ne voudrait plus renoncer.
1. Tim., 29 b-c. — Il faut noter à ce sujet que le texte de Rép.j V, 468 e sqq., qui sur la destinée des gardiens démonisés (Reverdin) « s’en remet » (e q) à l’autorité d’Hésiode, contient un renvoi évident à III, 414 b fin sqq., où l’assimilation des gardiens aux générations de la race d’or ou de celle d’argent est introduite comme un mythe (415 a 2), « un beau mensonge» (414 b fin) que les gouvernants auront quelque peine à fÿire « accroire » (414 d 3, 415 c 7, cf. 468 e 9 ; sur peithein cf. Le Parad. ds la dial, pL, pp. 100-102).
y. GOLDSCHMIDT
CONCLUSION
Soldat courageux, Lâchés n’arrive pas à formuler une définition satisfaisante du courage. Au moins peut-il affirmer préalablement : le courage est parmi les belles choses. Et quand l’entretien s’est terminé sans résultat, cette affirmation, cette exigence essentielle demeure et, avec elle, l’ardeur et l’exhortation à continuer la recherche.
Telle est la situation de l’homme à l’égard de Dieu. « Parmi tous les êtres vivants, c’est l’homme qui vénère le plus la divinité^. » L’homme est naturellement porté à la piété et enclim à admettre l^s exigences essentielles^. Mais cela ne suffit pas. Il faut, à partir de ces professions de foi préalables, connaître, définir Dieu et s’assimiler à lui. Et cette double entreprise qui, pour Platon, fait l’objet d’un même effort, ne se termine jamais, et nous n’avons pas assez de toute notre vie pour suivre l’exhortation qui nous y convie.
La connaissance de Dieu qui ne peut se séparer de l’imitation de Dieu donne sa signification et son