Alcib. /, 113 d-115 d
2. C’est-à-dire l’œil spirituel ou la partie la plus précieuse de l’âme (cf. Alcib, J, 132 d-133 c),
bonheur. Dans Tacte de la connaissance, le principe immortel de Pâme rencontre les réalités éternelles et restaure, autant qu’il est possible (Jans notre existence présente, la condition préempirique où l’âme goûtait, en présence des Formes, un bonheur permanent. L’objet ainsi découvert n’est point étranger à l’âme dont la partie la plus précieuse lui est apparentée^, voire consubstantielle^. Ce n’est pas non plus un spectacle gratuit, offert à une curiosité libre de voir ou de se détourner, mais une lutte, menée avec la dernière énergie, pour la vérité dont l’âme est anaoureuse^. Les Formes ne sont pas assises dans l’âme ; l’âme doit produire le savoir^ pour capturer^ les Formes. Cette « science d’acquisition » est en même temps « science d’usage ))® : « ou y a-t-il moyen, pour qui vit en présence de ce qu’il admire, de ne pas l’imiter ? »’. C’est là ce que Platon appelle : « produire la vertu réelle » ou « l’enfantement en présence du Beau », mais pourtant il n’y a là aucun savoir nouveau. Connaître les Formes, c’est savoir « s’en servir » ; connaître les exigences des Formes, c’est savoir les servir : la vérité connue est la vérité obéie. Du même coup sont réhabilités les biens multiples et instables, (( fantômes » de bonheur®. Car l’amour qui porte le philosophe à tout délaisser pour aller vers le Bien (le Beau) le contraint, à présent, à en imiter la perfec-