‹ La religion de PlatonChapitre 33 sur 164 · E. Goblot, Traité de Logique^, Paris · texte numérisé non relu

E. Goblot, Traité de Logique^, Paris

LE RÈGNE DES FORMES

sensibles et des autres Formes, il pourrait sembler que cela ne fût possible qu’à la seule intuition. Dé fait, dès les Dialogues dits de jeunesse, la connaissance d’une Forme doit aboutir à une définition, c’est-à-dire à une mise en rapport de la Forme recherchée avec d’autres Formes. Cette obligation ne tient pas à quelque infirmité de notre entendement. Si !’(( en soi » de telle Forme ne nous est connaissable que par rapport à !’« en soi » de telle autre, c’est parce que ce rapport existe réellement, loin d’être arbitrairement établi par nous. C’est une relation essentielle qui unit la Triade à f Imparité, la Formé du sophiste à la Forme de l’imitation. La dialectique peut se définir comme l’art de découvrir les ressemblances et les dissemblances^ entre les Formes ; elle « consisté à saisir ce que « veut » l’idée que l’on examine, à obéir à ce que l’on voit dans les notions >>2.

Les Formes constituent un ensemble organisé. La Forme du Bien, elle, se place au sommet du système^ A toutes les Formes, elle communique l’existence et l’essence, mais elle-même est « encore au delà de l’essence ))^.

Toute essence, identique à elle-même et différente des autres essences, participe, peut-on dire, à la fois au Même et à l’ Autre. Altérité implique relation, et ce sont précisément ces relations entre les Formes

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