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LE RÈGNE DES FORMES
pas s’interpréter dans un sens collectifs. Le Bien n’est pas la somme des êtres ; il n’en est pas davantage la résultante, telle une harmonie qui résulte des cordes d’une lyre. Rien n’existe, si ce n’est, à la fois, en vertu de sa structure propre et dans le cadre d’une organisation universelle où s’intégrent toutes les structures particulières^. On peut donc dire que les Formes sont « présentes dans » l’Être universel^, qu’elles sont « enveloppées ))^ en lui, qu’elles en sont les « parties ))^. De même dans l’ordre de la connaissance qui est parallèle à l’ordre de la réalité, connaître le Bien, c’est connaître « l’essence tout entière ))®, avec toutes ses « parties », mais c’est également dépasser les Formes pour saisir le « principe anhypothétique et « suffisant »®, c’est délaisser les mesures relatives, pour comprendre cet absolu qu’est « la juste mesure », ou encore « l’exactitude en soi »^.
La relation entre le Bien et les Formes éternelles est fondée en être et soustraite au temps. Mais sous cette réserve, on peut la figurer par l’image d’une source dont le trop-plein déborde en un fleuve, à la fois distinct de son origine dont il s’éloigne et identique, goutte par goutte, au jaillissement d’où il dérive et procède.