‹ La religion de PlatonChapitre 36 sur 164 · La connaissance des Formes · texte numérisé non relu

La connaissance des Formes

« Celui qui s’est appliqué à Tamour du savoir et aux pensées vraies et qui a exercé avant tout cette partie de lui-naême, obtiendra, j’imagine, de toute nécessité, des pensées immortelles et divines, s’il parvient à prendre contact avec la vérité, et, dans la mesure où l’humaine nature peut participer à l’immortalité, il en sera comblé ; (car) sans cesse, il rend un culte à la divinité^ ».

Tout savant étudie des parties de l’Être sans, pour cela, faire œuvre de croyant. — Or si la dialectique ne se confond pas avec les autres sciences, c’est parce que celles-ci n’envisagent que des parties de l’Être, et elles sont « obscures parce que, ignorant l’Être, elles n’en sauraient même pas connaître clairement les parties^. Comme elles, la dialectique part d’abord à la recherche d’une Forme particulière, mais elle n’en peut jamais achever l’étude si, auparavant, elle n’atteint la Forme du Bien, afin de comprendre comment, à l’Être universel, se rattache cette Forme d’être dont elle a entrepris la définition. Car tout procède du Bien, et rien ne peut être connu, si ce n’est par la dialectique, qui, s’élevant jusqu’au « principe de tout »^, puis redescendant aux Formes particulières, refait, dans l’ordre de la connaissance, le mouvement intemporel de la procession. — D’autre part, la dialectique n’est pas une opération conduite selon des règles « scientifiques » à l’intérieur d'une parenthèse

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