‹ La religion de PlatonChapitre 38 sur 164 · Hipp, Min., 365 c fln-d ; Mén., 71 ü · texte numérisé non relu

Hipp, Min., 365 c fln-d ; Mén., 71 ü

mais seulement rendre un témoignage solennel sur la foi du raisonnement^. » La remarque la plus profonde de V Euihydème, faut-il en faire honneur à Ctésippe, à Clinias, à Socrate ? Ne fut-elle pas « prononcée » plutôt par « un des dieux présents » à Tentretien V. Peu importe lequel des interlocuteurs se fait Tinterprète de la vérité qui toujours leur est envoyée par un dieu. L'enquête dialectique est entrecoupée d'invocations solennelles et de prières où il serait pure paresse de voir des fioritures littéraires puisque, au moindre examen attentif, on s'aperçoit qu’elles se placent à des moments de désarroi ou d’indécision où une assistance divine devient nécessaire.

Nous ne pouvons pas ici entrer plus avant dans l'étude de la démarche dialectique. Par son entrelacement d'exigences et d’arguments, elle semble mêler constamment la raison et la foi. Dans chaque affirmation essentielle, nous saisissons directement et « en soi » la Forme sur laquelle elle porte ; dans le raisonnement, nous parcourons les voies de la procession, reliant telle Forme à telle autre, puis telle Forme au Bien.

La connaissance du Bien^ de « l'objet le plus haut de la connaissance^ », devrait, semble-t-il, renoncer à la dialectique combinatoire^, et n'avoir recours qu’à l’intuition. La dialectique, qui est essentiellement dialogue, s'élève à travers les Formes jusqu'au Bien,

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