Lois, X, 904 b
4. Signalons que l’authenticité de VEpinomis défendue par plusieurs savants, en particulier le R. P. des Places, vient d’être soutenue aussi par le R. P. Festugière, dans des conférences données à Oxford, en 1947.
LA BONTÉ DIVINE
ver, chez Platon, une affirmation précise qui identifie Dieu au Bien. Cette identification a été contestée par certains critiques avec des arguments peu convaincants et qui souvent reposent sur des malentendus ou des partis pris. Renouvier^, dès 1844, Ta soutenue comme une chose allant de soi et qu’il ne prenait même pas la peine de prouver. Depuis, les travaux de Mgr Diès*, du R. P. Festugière^, de M. Moreau^, de M. Jaeger®, l’ont renforcée (tout en l’interprétant dans des sens différents) et nous avons cru pouvoir la supposer tout au long de notre exposé.
Une seule réserve nous paraît nécessaire. Le texte qui, à lui seul, suffit à garantir cette identification, oppose Dieu comme le Créateur des Formes aux artisans mortels, mais sans l’assimiler expressément au Bien®. Le Bien prend ici les traits d’un Créateur et de Dieu, parce que le contexte, la comparaison avec les artisans et les peintres, l’exige. C’est là une affabulation, une image, non une assertion théologique. Pudeur métaphysique qui évite de préciser et de dogmatiser tout ce qui touche à l’Être suprême, en même temps, sans doute, que souci de ne pas favoriser l’anthropomorphisme de la religion traditionnelle. Et, de ce point de vue, l’article de V. Brochard’, cependant hostile à l’équation : Bien = Dieu, contient une