‹ La religion de PlatonChapitre 70 sur 164 · L’HOMME · texte numérisé non relu

L’HOMME

L — Le Vivant mortel

L’homme est un vivant mortel, composé d’un corps et d’une âme^. Il est d’autres vivants, mortels ou mmortels, composés d’un corps et d’une âme.

Aux corps célestes, principalement constitués de la substance ignée, sont indissolublement* liées des âmes immortelles, parfaitement harmonisées en leurs éléments et consubstantielles à l’Ame du Monde. « Méditant toujours en elles-mêmes les mêmes pensées relatives aux mêmes objets ))^, les âmes astrales

presque littérale : le culte officiel, l’incantation par la musique ou par le mythe s’adressent à 1’ « enfant en nous » (cf. Phéd., 77 c 5), et cet enfant, même dans l’âme du philosophe, ne grandit guère. « La théorie des fêtes religieuses » conçoit le culte comme le prolongement de l’éducation donnée aux enfants (voir P. Boÿancé, Le Culte des Muses, 2® partie, chap. II). M. R. Schaerer écrit : « Plutôt douze dieux vivants qu’un seul dieu mort, plutôt le polythéisme que le rationalisme en matière religieuse, semble avoir pensé l’auteur des Dialogues » (Dieu, V homme et la vie d'après Platon, p. 175). Cf. J. B. Skemp, The Theory of Motion in Plato's later Dialogues, Cambridge, 1942, pp. 108-115 et surtout P.-M. Schuhl in Rev. ArchéoL, 1948 (Mél. Ch. Picard).

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