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conforment les mouvements de leur intelligence à la réalité stable des Formes. Elles impriment à leurs corps dociles le mouvement qui, dans l’ordre visible, transcrit le plus fidèlement le mouvement de l’intelligence : la rotation axiale^. Il est vrai que, participant au corps et ne pouvant donc « être entièrement exemptes de changement »^, les divinités astrales ont reçu d’autres mouvements, moins parfaits. Mais l’Ame du Monde coordonne les différentes révolutions et en compose un ensemble d’une harmonie achevée. Le corps et l’âme de chaque astre se joignent dans une unité parfaite^. L’âpae, bien qu’elle soit composée, ne tend jamais à la discorde ni à la dissolution. Dans ce qui correspond, chez l’âme astrale, aux deux parties inférieures de l’âme humaine, à peine peut-on distinguer l’un de l’autre le principe colérique et le principe passionnel : une ardeur sans réserves à exécuter les exigences des Formes, traduites par le principe rationnel, et un désir sans défaillances de se porter dans la direction que la raison prescrit. Obéissant à la moindre pression du cocher, l’attelage divin comprend deux coursiers indistinctement « bons ))^. En sorte que, tout composés qu’ils sont, les astres, corps et âme, observent la plus grande fidélité possible à l’égard des Formes.
A l’autre bout de l’échelle, il y a les plantes et les bêtes. Leurs corps, périssables, sont animés d’une âme mortelle. On peut distinguer deux parties dans
1. Ibid, — Gornford (p. 119) observe avec raison que ce privilège est accordé également aux planètes.