‹ La religion des anciens Égyptiens;Chapitre 5 sur 13 · TROISIEME CONFERENCE · texte numérisé non relu

TROISIEME CONFERENCE

La doctrine d'Héliopolis, rEnnéade, le ( de Thèbes, la réforme religieuse d'Améi

Y a-t-il une religion égyptienne ?

la question que nous devons nous pc d'aborder Tétude des croyances qui oi base du culte, et de toutes les cérém nous voyons représentées sur les m( Si l'on entend par religion un corps de parfaitement définies, au moins dans le lignes, et auxquelles se rattachent adhérents ; un système bien coordc lequel tout se tient, où il n'y a pas c diction et formant un ensemble hai on peut hardiment répondre qu'il n'y religion égyptienne. II y a des croya variées, et très vivantes, il y a des di y a des mythes, il y a des cultes; mais ne se manifeste nullement avec l'uni présente d'emblée à notre esprit, qu parlons de la religion chrétienne, religion musulmane.

ela des causes multiples qu'il importe ici. Et d'abord si nous nous re- IX origines, nous voyons un certain ; tribus ou de clans ayant chacun ou leur enseigne, et que Menés a s son sceptre lorsqu'il a fondé un unique. Mais quand Mènes a réussi r ces tribus, peut-être plus ou moins ^ant lui, quand il les a forcées à ans les diverses localités qui sont lour chacune sa résidence, et qui ont qu'on a appelé plus tard les nomes irinces, il n'a pas fait passer le niveau [îultes, et sur leurs croyances; il n'a int ces tribus à adopter son dieu quel 1 nom. Il en résulte qu'elles ont con- 5vérer et à adorer chacune le dieu ait propre. La divinité qui était à enseigne de la tribu est devenue le i de la province, et ce grand dieu om différent de celui de la province était représenté par un autre sym-

de cela, en dépit de cette diversité si quelque chose devait pousser les à l'unité, c'étaient les conditions phy-

siques et climatériques absolument les mêmes dans lesquelles vivaient tous les habitants, d'un bout à l'autre du royaume. Prenez une autre région du monde, l'Italie ou la Grèce, l'habitant de la plaine ne vit pas exactement comme celui de la montagne, ni comme celui du bord de la mer. Ce qui détermine les mœurs et les habitudes, c'est ici le pâturage, la neige qui recouvre la montagne, les forêts qui croissent sur les pentes; là c'est la saison favorable au labour, aux semailles et à la moisson; là encore les vents et l'état de la mer. En Egypte, depuis Assouan jusqu'à la côte de la Méditerranée, les conditions étaient absolument identiques. Pas moyen d'habiter sur les montagnes entièrement arides; la vie n'était possible que dans la vallée, et là seulement où arrivait l'eau fertilisante du Nil. Le grand fleuve, c'était le monarque absolu qui par son inondation dispensait le nécessaire à la terre; l'Egypte était un don de sa générosité. Encore la terre ne pouvaitelle produire que grâce au soleil, cet autre roi qui gouvernait l'humanité. Les phénomènes naturels si simples et si peu nombreux, frappaient l'esprit des hommes primitifs qui instinctivement les rapportaient à leurs dieux; mais comme ces

Oit pas les mêmes, il y avait des lans la manière dont on rattachait ènes à leur action; en particulier ient leurvS noms différents.

si Ton étudie la véritable nature

dont le culte était établi dans les iUes d'Egypte, on verra que ce qui , c'est avant tout le nom et l'appas revêtaient dans telle o i telle loca- 5S, c'était Amon le bélier; à Dendéine déesse ; à Hermopolis, Thoth un i, Horus un faucon ; mais en somme les mêmes attributs fondamentaux, sont tous les mêmes forces de la )ur mieux dire, car il faut renoncer ;traits, ils sont tous les êtres vivants

se manifeste dans les mêmes phéjrels. « Toute philosophie naissante, , est une philosophie de la nature, îjà au panthéisme ». Cette phrase mt vraie appliquée à la religion :'est une religion de la nature, ce lifestations des forces de la nature BUTS formes, ou, pour employer l'exyptienne, « toutes les naissances

dieux », tout peut devenir dieu à

une tête de profil placée sur un , ou telle position des épaules qui anière la plus odieuse les lois élé- Tanatomie. C'est par là qu'on a i sont les procédés de l'enfanoe, et me de la belle époque ne craindra irir ; personne ne le lui défend ; xible du progrès qui fascinait les

n'existe pas pour lui.

même en religion, il n'y a pas de tée, par conséquent il n'y a pas

dieux eux-mêmes admettent cette on ne trouvera pas mauvais que [>tures de son temple on fasse une nés divinités que lui; au contraire i gracieusem^ent, et même il leur part des offrandes que lui appores.

Durtant dire de certaines divinités reconnues dans toute l'Egypte. Ce onnifications des éléments cosmi-

soleil; Hapi, le Nil; Osiris qui a,ussi le Nil; Hathor en qui l'on ïfois reconnaître la terre. Mais si 3 près telle divinité locale, on troului applique les mêmes épithètes

qu'à rim des grands dieux cosmiques, et qu'elle aussi peut être considérée comme la personnification d'un de ces éléments.

Il y a cependant une localité d'Egypte où l'on a essayé d'arriver à une sorte d'unité dans la croyance, et même de la faire prévaloir dans le pays, c'est HéMopolis, appelée en égyptien An. ou On. Cette ville est certainement l'une des plus anciennes d'Egypte, et elle devint une sorte de capitale religieuse du pays. Son collège de prêtres était puissant et très lettré; il avait eu longtemps une réputation méritée, on y enseignait tout ce qui tenait à la religion, dont faisait partie la médecine.

Plus tard, à l'époque romaine, la ville et son collège était tout à fait toml>és. Strabon en parle avec beaucoup de mépris. Il nous dit qu'il a vu là les maisons de prêtres, lesquels autrefois étaient des philosophes et des astronomes; mais que de son temps ils ne s'occupaient qu'à faire des sacrifices et à montrer le temple aux étrangers, comme un certain Chérémon qui vint à Héliopolis avec Aelius Gallus, et qui affichait un grand savoir, mais dont on se moquait comme d'un fanfaron et d'un sot

is joue un grand rôle dans les ins- •eligieuses, et elle a une place impor- Ls la géographie ;niythologique qui t la même que la géographie teril y a une Egypte mythologique avec et ses sanctuaires. Dans ce pays a est la capitale, la ville par excel-

nc une erreur, quand, dans un texte on interprète toujours un nom géo-

par le sens qu'il a dans la carte du pays. Nous voyons souvent par [u'Osiris est nommé comme étant le dou, la ville de Busiris dans le Delta,

a conclu qu'Osiris était une divinité 5se-Egypte. Mais si Ton consulte le Morts, on verra que Didou ne corresit à une ville du Delta, c'est une

Test, où Osiris doit naître et recemffle de vie, et oîi il est représenté ant le soleil levant. Ailleurs Didou allèle avec l'est, comme Abydos avec

un moment donné le culte de ces !ux s'est localisé ici ou là, on leur a lemeure à laquelle on a donné le ine des régions qu'ils habitaient dans

la légende, et depuis lors on s'est habitué à les considérer comme originaires de cette localité. Cela se voit pour plusieurs. Il s'est passé pour la déesse Neith ce qui est arrivé à Osiris. Neith est certainement Tune des divinités que les Horiens ont apportées avec eux puisqu'elle s'appelle quelquefois « celle qui montre le chemin » ; elle s'est fixée à Sais dans le Delta, son culte y a été établi. Sous les dernières dynasties Saïs est devenue une ville d'une grande importance, et l'on a élevé à sa déesse des édifices magnifiques; mais oe n'est pas de là qu'elle est sortie, elle n'a pas remonté le fleuve pour rejoindre les Horiens de l'époque thinite, elle a suivi le chemin inverse.

Il est curieux de rechercher comment il se fait qu'HéliopoUs soit devenue la capitale religieuse de l'Egypte. Son nom An ou On est, comme nous l'avons déjà fait remarquer, celui des Anou que nous considérons comme étant la population autochthone, indigène, à laquelle sont venus se mêler les conquérants étrangers. An veut dire aussi un pilier en pierre. Ce pourrait donc être la ville du pilier. Cela i>eut venir de ce que dans cette ville le dieu Ra Toum était adoré sous la forme d'une

nance entre le mot 3e dilater et le mot neuf. Cette liste est répétée absolument la même dans le Rituel d'Abydos, à propos du don du collier, par conséquent dans une inscription de près de deux mille ans postérieure à la première. On remarquera que dans ces deux listes le nom d'Honis manque complètement.

Les huit dieux qui suivent Toum sont appelés ses enfants, mais lui-même est inclus dans la neuvaine. Dans les textes des pyramides, on trouvera d'autres exemples où les dieux sont dix, onze ou même douze, parce que l'un ou l'autre a été dédoublé, a été cité sous deux natures différentes. Dans un chapitre du Livre des Morts, les dieux sont neuf y compris Toum; la plupart des versions remplacent Set par Horus, quelques-unes citent Hathor à la place de Nephthys. Enfin dans un livre dont nous aurons à parler, et qui se trouve à l'entrée de presque tous les tombeaux des rois, la liste de la neuvaine est la suivante : Toum, Khopri, (Ra scarabée), Schou, Tafnout, Keb, Nout, Isis, Nephthys et Nou. Cette fois c'est Osiris qui manque et qui est remplacé par Nou, l'élément liquide.

Cherchons maintenant à nous rendre compte

les théologiens d'Héliopolis attai Ennéade. D'emblée nous sommes

que nous avons en premier lieu smiques, et une description très résumé de ce qu'a été la création.

isie Nou, l'eau primordiale, l'éléiuquel sort Toum le soleil, l'agent ît organiser le monde. Mais Toum m, Ra, le premier roi des dieux et té. Les textes des pyramides lieu toujours Ra Toum; mais le

fini par prévaloir. Ra est le dieu 3, celui qui a une sorte de préémis les autres dieux d'Egypte, tandis e Toum a été appliqué siu'tout au it. Le soleil levant c'est Ra Khopri, celui qui sort de sa propre subs- -dire qui renaît de lui-même, ►rme du dieu qui a nom Ra ait très oum, néanmoins Toum est le plus

lui qui était seul dans le Nou, Jou, à tel point qu'on pourrait )nfiondre avec le Nou lui-même. Il ^marquer que Toum n'est en géné- § que sous l'apparence d'un homme,

créateur primordial a la forme

prêtres d'Héliopolis une forme plus ne leur en donnaient eux-mêmes, ation ne semble pas établie d'une iriable dans les textes, couple d'enfants qui naît de Toum, seul, p'est Schou et Tatnout, qu'on qiiefois des jumeaux. Schou est Li à forme humaine qui porte souime sur la tête, il s'appelle le fils ne le premier-né. Il a une fonction se glisse entre deux autres des ^oum, Keb et Nout, et il soulève , qu'il sépare de la terre. Le « sou- 5chou », c'est l'expression habituelle ament, et l'on voit souvent le dieu s levés, soutenant la déesse Nout ée au-dessus de la terre. Il n'est qu'il faille voir dans Schou, l'air; nom du vent est le même; c'est li supporte le ciel. Ce soulèvement t par l'action de Schou est l'un des 3s de la création; avant cela il n'y Toum ainsi que nous l'apprend un re des Morts où le défunt dit ces î suis Toum, quand je suis seul fou; je 3uis Ra à son apparition,

pithète de « la brûlante, celle qui vit imaise ». On voit par ces deux e le sens primitif de ces divinités

promptement dévié de leur nature qu'il y a peu de logique et de fixité nceptions religieuses, nde paire d'enfants de Toum,

Nout. M. Maspero veut les faire ^ou et Tafnout, mais si un texte de poque parle de Keb comme étant hou, il n'en est pas de même de la , sa compagne ; elle est toujours

de Ra. Ce sont ces deux divinités a séparées en soulevant la déesse, >s touche la terre par la tête et les rte qu'il forme comme une voûte ; la terre. Il n'y a aucun doute à s deux divinités, c'est la terre et le B étant ici l'élément masculin, est comme un homme couché à terre.

)oux ont une nombreuse postérité théon. 'Keb est souvent appelé le !ux, non pas de tous, puisque pluient précédé, mais des autres 3 la neuvaine d'Héliopolis. Keb, ; ancien père, comme Nout est la

plus ancienne mère dans l'ordre de Nout cosmique est toujours représen la déesse abritant le monde de so soutenue quelquefois par les bras C'est d'elle que naissent les étoiles, qui peuple le firmament. Keb et N les parents des deux dernières pain néade, Osiris et Isis, puis Set et Nep Osiris est certainement le plus inté dieux Egyptiens, c'est le seul, comi verrons, chez qui l'on retrouve que qui ressemble à un caractère moral; est dieu cosmique, il représente un une création, et nous avons à recher est sa nature dans l'Ennéade. Qu'il la terre et du ciel, de nombreux t l'attestent; mais .à quelle idée répond Ne faut-il pas peut-être le consïdéi étant l'emblème ou la figure de difféi Nous inclinei'ions volontiers à cette de d'autant plus que cette variété, ce \ la conception d'Osiris, correspondrai tendance générale que nous avons d( signalée dans les croyances religieii certain qu'Osiris est d'abord l'éléme le Nil, et c'est pourquoi dans une d(

B, il est remplacé par Nou. II serait tilisante, Teau fécondante qui, unie à rre végétale, la terre qu'il contribue à par l'inondation, donnerait à l'Egypte se et sa végétation luxuriante. Ici donc ,qui était l'élément masculin dans le B Keb et Nout, deviendrait la mère par e suivant le titre qu'on donne souvent

L'un des emblèmes les plus fréquents d'Osiris, c'est ce qu'on transcrit sous le nom de dad ou didou^ qu'on a interprété de diverses manières. On l'a appelé un quadruple autel, on y a vu Une série de quatre colonnes dont on ne distingue que les chapiteaux étages; M. Maspero le considère comme étant un arbre ébranché contours ont été régularisés. Les textes laissent point de doute à cet égard. Le ^t une représentation conventionnelle lette humain, de l'épine dorsale à las côtes sont attachées et qui est posée deux jambes. Il n'est pas rare qu'on î ce squelette d'une tête, même portant

des plumes. Or, si ce squelette est celui d'un homme, on peut en conclure qu'Osiris est une représentation de l'être humain mâle, et Isis de la femme. Osiris et Isis seraient donc dans la cosmogonie d' Héliopolis les êtres humains primitifs. Ils donneront naissance à Horuis, mais celui-ci n'apparaît pas dans l'Ennéade ancienne, il est d'une date postérieure. M. Maspero nie qu'Osiris représente jamais le soleil; mais je me permettrai de faire remarquer à mon savant confrère que dans Time des vignettes du Livre des Morts, Temblème Didou figure le soleil levant; c'est au chapitre XV, où se trouvent les hymnes à Ra à son lever et à son coucher. Or, si Osiris est le soleil, et si en même temps il est l'être humain issu de la création, né de Keb et de Nout, cela nous conduit tout uaturellement au mythe Osiiîen par excellence, à cette assimilation entre la vie de ces deux êtres ; Osiris le soleil, disparaît, c'est qu'il est mis en pièces et périt, comme le corps de l'homme à sa mort

Un dernier coujple se coonpose de Set et Nephthys; ce couple est souvent en guerre avec Osiris et Isis, mais cependant pas toujoiu^. le suis enclin à croire avec M. Maspero que Set

la terre du désert, rocheuse, aride, le produit rien, et que par conséquent considérer comme ayant une sorte

à l'égard de la terre bienfaisante à siris fait produire de riches moissons, dans cette idée n'aurait été attribuée me épouse que par symétrie, et pour lissance à ceux qu'on appellera ses ns. Il y a lieu de remarquer que dans ie d'Héliopolis la lutte entre Osiris et lit à peine. Ces mythes, ces légendes, rie de la mort d'Osiris sous les coups

de la vengeance qu'Horus tire de Set périr son père, tout cela, ce sont des nents postérieurs, qui ont pris nais- 5 telle ou telle localité du pays, ésente-t-il autre chose que la terre lésert, a-t-il comme Osiris une signitronomique? On pourrait le croire à is passages du 'Livre des Morts ; mais -êt^re une autre assimilation à faire du ésert. De même qu' Osiris représente ain primitif, il me semble qu'on peut Set le monde animal, et surtout Tanige du désert, celui qui habite cette Set' est le dieu. Qu'on remarque

combien souvent il est dit dans Morts que Set lui-môme ou ses prennent des formes d'animaux. ( animaux, avec la terre dans lacfucll formaient le domaine, rélément f nom de Set, et qui était né aussi ( du ciel.

Les légendes subséquentes nous que ce n'était pas là toute la postcj de Nout. Ils avaient pour enfan malfaisants, ceux qu'on appelle qi nom. de révoltés, et d'autres enx dieux eurent de la peine à vain nous sorton<s de l'Ennéade.

Si nous résumon^s chronoLogiqui nous a appris la série de ces neu voyons que de l'élémenit liquid Non, sort le soleil créateur Ra To propre personne fait naître d'ab( Tafnout, l'air jfdt J'humidité, puis ui Keb la terre dans son ensemble, sidérée comme le support, la basi reposent toutes choses, et Noul ciel ne prend sa place et ne vien voûte au-dessus de la terre que 1 a soulevé la déesse, la séparanl

:NCES au COLLEGE DE FRANCE

t naître d'autres dieux, enfants de 3ut, c'est d'abord Osiris et Isis, le de la terre et la couvre ile végétaissi le couple humain primordial 'e sa demeure sur la terre, puis [ephth3^s, la terre aride du désert, lit rien produire, qui n'est que tiers, et le monde (animal qui s'y itre lequel l'être humain a quelibattre. On le voit, cet historique n tel qu'il ressort de l'Ennéade ;st assez complet. Il n'y manque élément, c'est le feu. A cet égard » nous demander si nous n'avons r dans l'une de nos interprétations.

mes-nou,s pas laissé tromper par u nom de Tafnout que nous avons xacheuse, et en qui nous avons Mel? Ne deviions-nous pas nous )t à son apparence, qui est celle léontocéphale, et nous rappeler &s à tête de lion sont en général u feu. Je .n'é.mets cette idée qu'à lèse; de celle manière les deux eaux seraient l'air et le feu, et iments ne ferait défaut à la liste.

Il existe uji livre qui nous donne la doctrine d'H^liopolis sous une forme plus développée que l'Ennéade. Ce livre est gravé à Feutrée de toutes les tombes royales, il se nomme « l'adoration de Ra dans l'Ament et l'adoration de Temt, dans l'Ament». L'Ament, c'est l'Occident, cest la régiom où se dirigent les morts. Ce livre est do'n<c l'adoration de Ra Toum, car je considère cette forme Temt comme étant une forme plus ancienne du nom de Toum. Il y a soixanite-quinze formes de Ra, à chacune desquelles le lecteur s'adresse ; il l'appelle par pon nom, en lui disant: « Acclamation à toi, puissance suprême! » et il y ajoule une phrase qui résume l'attribut principal de cette forme. Pendant ce temps soixante-quinze figures de porcelaine, qui sont les formes de Ra, sont placées sur le sol. Il n'y a donc que des formes ou des naissances de Ra; c'est lui-même qui se donne tous ces corps, ces apparences dans lesquelles nous retrouvons les différents élémejits cosmiques. En outre /ces formes variées inidiquent qu'il est en possession de certaines qualités, de certains ,attributs, dont chaque forme est l'emblème.

Ainsi on s'étonnera peut-être de ce que l'une des

premières formes de Ra soit celle du scarabée; mais cela revietiit à dire qu'il se reproduit par lui-même, qu'il est son propre fils. L'appeler un scarabée, c'est di^re qu'il n'aura point de fiu puisqu'il pourra sans cesse renaître de sa propre substance. Une autre forme de Ra, c'est Tonen, l'un des noms de la terre; il revient à deux reprises; une fois il est dit qu'il met au monde ses dieux, et qu^il façonne ce qui est en lui, une autre fois qu'il est l'engendreur qui détruit ses enfants, ce qui lui donne une certaine resseanblance avec le Cronos, le Saturne de la mythologie grecque. Ra pnendra aussi la forme du grand disque qui fait voir le monde et qui éclaire l'Amejnt, c'est donc le soleil dans sa manifestation la plus frappaiTfte, pendant le jour, et lorsqu'il luit dans l'Ameni:, dans l'Occident, dans la région sous la terre. La Imiie paraît aussi da,ns la série.

Ce qui montre que ce livre est bien la doctrine d'Héliopolis, c'est que parmi les soixaiite-quinze formes du dieu, nous trouvons l'Emnéade telle cpie nous l'avons décrite. Les dieux se suivent, mais les derniers ne sont pas arrangés en paires comme dans les listes que nous avons citées. C'est Toum Khopri, Schoii,

Tafinoiit, Keb, Nout; jusque là l'ondre est le même, puis viennent deux déesses, Isis et Nephthys, et enfin Horus et Nou, remplaçant Osiris et Set. Ces différents dieux sont précédés de formules souvent vagues et difficiles à comprendre; nous arrivons à déterminer d'après ces formules les éléments qu'ils représentent; mais ces éléments sont personnifiés par d'autres formes; nous l'avons vu pour la terre, il en est de même pour l'eau ei le feu. L'Ennéade ,se trouve près du commencement du livre, mais très vite nous nous apercevons que ce livre a été composé ou plutôt coupé en morceaux dans un but rituel. Il n'y a aucun ordre dans ces soixante-quinze acclamations à Ra, on les répète sur les soixante-quinze figures qui paraissent jouer là le même rôle que les grains d'un chapelet; mais rénumération est tout à fait confuse; .c'est un labyrinthe où nous cherchons en vain un ifil conducteur; nous passons de la terre ;au ciel, des astres à l'enfier, d'un élément à l'autre, sans qu'il nous soit possible de saisir aucune transition. Nous pouvons cependant constater quelques données qui sont d'un grand intérêt, surtout si l'on veut com-

cosmogonie des Egyptiens à celle Lions. Ainsi l'attribut de la parole est divinité. JRa parle et, par ce moyen,

êtres à l'existence. C'est là une de

f oiidarnentales à laquelle le livre fait ision. La parole créatrice est l'un des >lus efficaces de sa puissance. C'est le ses privilèges les plus désirables rits bienheureux jauront en partage éteindront l'autre .vie.

soixante-quinze formes de Ra, on araître distinctement ni l'homme ni t. Il est évident que ces êtres sont is au second degré qui sont dues à ne des formes de Ra; ainsi dans un les habitants de l'Egypte sont le larîme d'Horus; et l'une des

Ra, c'est le pleureur, « celui qui dite qui est en lui ». Ce que nous

ce livre que j'ai appelé « Litanie , lorisque Je l'ai «traduit pour la )is, ce sont des éléments purement

c'est le monde avant que l'homme ît c'est pourquoi nous constatons [complète de tout élément moral

doctrine d'Héliopolis ; le bien et

RELIGION DES ANCIENS l'XYPTIENS 115

le mal sont encore choses inconnues. Il y a bien des ennemis de Ra, de^ êtres qu'il est appelé à combattre; mais iC'est ce qui s'oppose à Tordre qu'il veuit établir. La création est souvent représentée comme une lutte entre le créateur et les éléments rebelles qu'il doit subjuguer. On pourrait voir dans celte guerre un type de la lutte entre le l>ien et le mal; mais s'il en est ainsi, la valeur morale du bien est certainement fort affaiblie. Ce n'est pas chez les di^^^ cosmiques que nous trouvons la loi morale qui se montre d'une manière si frappante dans la légende 'd'Osiris.

Si nous nous demandons maintenant quel nom il faut donner à cette doctrine d'Héliopolis, il n'y a pas à hésiter, c'est de l'hénothéisme, ou même du panthéisme. Tout est la création ou rémanation de Ra Toum, et tout doit y retourner, car le livre que nous venons d'analyser rapidement, cette énumération des soixante-quinze formes de Ra, ce n'est que l'introduction à de longues prières du défunt dont l'espérance la plus vive, le vœu le plus arident, c'est d'être assimilé, identifié avec Ra, de n'être plus qu'un avec lui. Ainsi la divinité primordiale manifestée par Ra etnbrasse tout; Ra est la source

ONFiUlKNCKS AU COLLEGE DE lllANCE

uelle émanent tous les dieux qui sont uiifeslations, les cléfunls n'aspirent qu'à ' en lui.

certaine'ment ce qu'on appelle d'ordile panthéisme ; mais je me garderai lant d'affirmer que la religion égyptienne

panthéisme, ni même qu'elle ait compar là. Cette caractéristique ne s'applil'à la doctrine d'Héliopolis dont nous ne ssons pas l'origine. A "côté de cette tentrès marquée, nous trouvons des dieux existence individuelle paraît bien établie, mouvons aussi des textes où il semble que îonnaliité du défunt subsiste distincte, et fo'nde pas dans le Grand Tout. C'est ce ous disions au début, il n'y a pas de e unique dont les lignes soient arrêtées manière définitive; il y a des contradicfrappa'ntes, et l'on peut dire que les ices des a'nciens Egyptiens sont un le de doctrines les plus variées, et où faut pas chercher rharmofnie. Si nous Ls nous rendre compte de ce qu'elles ont mmenço'ns par distinguer les temps et les es. C'est ce que nous avo'ns fait pour, la ne cosmogo'niquc que nous avons cher-

chée à Héliopolis. Là, ,nous p( sans hésiter, c'est du panthéisn]

Si nous nous transportons dan; nous trouverons encore Je pri néade, "mais pas aussi strictemeni Héliopolis, puis c'est le dieu lo( tête, et qui prend la place de Tou bes, la série comprend plus de h que les paires comme Osiris et tent que pour un. En revanche.

Amon qui est le dieu par excell localité, soit des grandes dynast originaires. Le dieu de Memphi on croit bie'n retrouver aussi c une Ennéade; mais ici comme plutôt le principe ,de la triade qi triade consistalit en père, mère

On s'étonnera peut-être que je d'Amqn. Il est ,vrai que c'est ( d'Egypte que nous rencontrons L ment dans les sculptures des U pelle d'ordiinaire Amon-Ra, ce q que ce n'est pas autre chose qw qui à Héliop'olis s'appelle Ra T^ Ra. Amon est la divinité de Thèl surtout depuis la Xle dynastii

a capitale de l'Egypte, et que i^al s'y tra^nsporta. Thèbes ayant ndi et augmenté en importance,

la dynastie royale considérait père, prit une position partilevée, au milieu des autres divi- ; et c'est en son honneur que s successives élevèrent l'un, d^ lus giga,ntesques qu'ait construit nple qui devint presque une ville, l on trouve un résumé de toute rpte.

1 une Ennéade de Thèbes; mais ie récente. Il me paraît probable omposée par symétrie avec celle Dans les textes des pyramides, ère Amon mentionné que sous la i, qui est l'Amon générateur. A le chef d'une triade composée de la déesse Moût let de Ghons. Moût tière, elle est représentée sous la Lutour, et Ton peut dans bien des ner comme étant un symbole du Chons, c'est certainement une di-

qùi elle-même se dédouble, car loins denx Chons à Thèbes. Amon

s'appelle souvent le mar^ de sa mère, ce qui veut dire qu'il représente surtout la force productive génératrice, comme le sont dans la liature le soleil et l'eau. De même qu'Osiris, Amon est presque toujours représenté en homme tenant un sceptre, et coiffé de deux plumes. Mais il a im animal qui lui est spécialement consacré et dont il revêt aussi l'apparence, c'est le bélier. C'est pourquoi les temples d'Amon sont souvent précédés de longues allées de béliers, qu'on appelle faussement des sphinx. Le nom de sphinx désigne un animal •complexe, un lion à tête humaine qui est l'emblème de Toum, et qui est placé à l'entrée de ses temples, comme par exemple à Héliopolis.

Toute la 'doctrine relative à Amon est de date plus récente 'que celle d'Héliopolis, mais elle a avec cette dernière les plus grands rapports. Il y a cependant quelques différences, quelques traits qui sont spéciaux à Thèbes et qui distinguent Amon de Toum; ainsi on l'appelle le roi des -dieux, ;et c'est pourquoi les Grecs en ont fait Zeus. Amon a quelque chose de plus humain que Toum, il est plus anthropomorphe dans le caractère; comme nous le verrons, il intervient volontiers dans les affaires dos

e rapprocherait davantage de cer- :és de la Grèce, sans cependant e en lui un <:aractère moral comme ^ette intervention de la personne j les choses humaines paraît être . doctrine que les prêtres de Thèhes ticulièrement en relief, et auquel î une grande importan.ce. Ainsi la fest-à-dire l'union d'Amon avec Te, donnant naissance au souvetainement une invention thébaîne, e les statues parlantes dont nous is occuper. Aussi le rôle d'Amon t-il surtout à l'époque des grandes ihaines, lorsque Thèbes était dans ndeur, et lorsque son Dieu avait la ice au milieu des nombreuses divi-

iant si nous consultons tous les ous parlent d'Amon, si nous étuture véritable, sans donner trop î à tel ou tel détail, nous trouvons ^semble absolument à Toum ou à mêmes attributs, le même pouvoir, [gine. Le fond de la doctrine n'est :. C'est toujours cette sorte de pan-

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théisme assez vague, qui est sujet à ce que j'appellerai des intermitteaces ; tantôt créateur et créature, dieu et homme, père et fils sont absolument distincts, tantôt au contraire ils se fondent Tun dans l'autre, de manière à ne plus former qu'un être unique.

Nous avons plusieurs hymnes à Amon qui nous renseignent exactement sur ce qu'il est et sur l'idée que les Egyptiens se faisaient de lui. Voici un fragment de l'un d'eux qui doit remonter à l'époque thébaine:

« Forme unique, produisant toutes choses, l'un, l'unique qui crée tous les êtres. Tous les humains sont sortis de ses yeux, et les dieux sont nés de la parole de sa bouche; c'est lui qui crée les herbes qui nourrissent les bestiaux, et les plantes nutritives pour les hommes, celui qui fait vivre les poissons du fleuve et les oiseaux du ciel, qui donne le souffle à celui qui est encore dans l'œuf... celui qui nourrit les insectes qui rampent, comme ceux qui volent, qui donne le nécessaire aux rats dans leurs trous, et qui nourrit les insectes de tous les bois. »

« Hommage à toi, auteur de toutes choses, l'un, l'unique, celui dont les biras sont nombreux, qui se repose et qui cependant veille

lins, qui se repose et qui cependant

bien de toutes les bêtes, Amon qui i vie toutes choses. Toum et Harirent dans toutes leurs paroles et te ration à toi, car tu demeures en

nous proste:rnons jusqu'en terre ui nous produis. —Toutes les bêtes t toutes les régions te font entendre nations, dans la hauteur du ciel, i largeur de la terre, et dans la pro-

la mer. Les dieux sont couchés [ajesté, ils exaltent Tâme de leur

sont joyeux devant celui qui les a :is disent: Viens en paix, père des uis les dieux, qui as suspendu le lé la terre, auteur des cboses, créaes, prince suprême, chef des dieux, is ton âme^ »

e vue on pourrait être trompé par

et voir dans Amon un dieu créaidant de ses créatures, pourvoyant enoe, comme le ferait le dieu du e hébraïque. Mais il n'en est rien; ts fragments il est appelé le dieu de , ou plus souvent encore le soleil

M. Grébaut,

qui parcourt le Nou dans ses barques en disant qu'il a créé rhumanité et tou parce qu'il est Toum Khopri. Or, noi qui est Toum, l'être unique, priinoi sort de l'élémeint liquide. On le v ridentité avec la doctrine d'Héliopolis plète, au moins dans les grands traits Un autre genre de documents que n sur le dieu, ce sont les décrets par Amon confère aux morts certains avj certains privilèges dont ils jouiront da vie. Ces décrets sont quelquefois d'une sorte d'hymne en l'honneur Voici quelques lignes de l'un de ce qui date de la XXIe dynastie : « Le diei le maître de tous les dieux, Amon auguste qui fut au commencement, dieu qui vit de vérité, le dieu du prer qui a enfanté les dieux des autres par qui sdnt tous les dieux, le un uni fait tout ce qui existe quand la terr mencé d'être à la création, aux enf mystérieux, aux formes innombrableî on ne peut savoir l' accroissement... m verain de l'être, tout ce qui est ex qu'il est, et qua'nd il a commencé d

; dès la première aube de la créaéjà le disque solaire, prince desdes radiances, celui dont Tappavie à tous les humains ^ »

;s lignes suffisent à faire comrit qui inspire le morceau tout

, ici encore, est l'être unique de ne, et qui se manifeste dans ses îs que le soleil et la lune, et en il est Teau primordiale qui est Dûtes choses.

e panthéiste de ces croyances se e mieux dans \m très long hymne ivement récente, puisqu'il ne re- Darius, et qui est gravé sur les 3le de l'oasis de Thèbes, par conrhors de l'Egypte proprement dite.

It dédié à la triade d'Amon Ra, et ssi d'autres 'divinités, par exemple loth. Non seulement Amon leur talité dans son sanctuaire, mais il mplètement avec eux. En voici ments ^ :

M. Maspero.

îrugsch.

me temps le grand dieu de Memphis, créateur. Mais il y a aussi des allusions 5 dieux, et aux mythes d'autres localités, meure "dès les vieux âges était sur la J'Hermopolis, tu parcours la terre et orsque tu es sorti de Teau comme stérieux, la déesse Amentit est près de ; pris'place sur la vache, tu as saisi ses t tu as nagé jdans Teau de Mehourit, n'y avait point encore de plante. Tu es ome de Cusae, là se trouve ton image, dieu Herschefi, ton bélier auguste de tu te reposes après que des myriades illiers de dieux sont sortis de toi. Ce s rejeté est devenu Schou, ce que tu i est devenu Tafnout, en sorte que tu Ennéade, au commencement de l'être. »

irs reprises il est assimilé à Osiris :

[guste bélier réside à Didou, il réunit les quatre dieux du pays de Mendès. »

lussi qui dans le monde inférieur règne mes comme Osiris. L'hymne fait pardieu les localités les plus importantes ite., et partout il est dit qu'il eu est le îu: « Le cœur de la déesse Saosis est Liand tu demeures siu* le territoire

trouver un personnage haut placé qui

pas attaché au culte de telle ou telle . Ce titre pouvait dans la plupart des cas

titre in partibus^ mais le personnage ne las moins à le posséder, cela lui donnait l plus élevé, et cela lui assurait peut-être > privilèges. Aussi la religion était-elle icnt liée au gouvernement, ou comme dirions aujourd'hui à la politique ; peut se demander si dans l'essai de ré- 1 religieuse que tenta un roi de la

dynastie, Aménophis IV, c'est le côté ^ ou le côté religieux qui l'a poussé.

Vaille dynastie est la dynastie des grands Egypte; c'est celle en particulier qui a

Thoutmès III, le conquérant et l'orgar, celui qu'on peut à juste titre appeler cl. L'un des successeurs de Thoutmès III, i quatrième année de son règne, fut un coup saisi d'une idée étrange. II lit Aménophis comme son père, et sous luence que nous ne connaissons pas, il

de détruire le culte de tous les dieux :e autres que les dieux d'Héliopolis, et [îeux-ci de donner la première place à la îtation la plus brillante de Ra, le disque

solaire Aten. Ce disque devint son dieu. 11 le fit toujours représenter de la n manière, un soleil lançant des rayons qi terminent par des mains. C'est à ce di solaire Aten qu^il adresse ses adoration qu'il fait des offrandes qui consistent surtoi fruits et en légumes. ïamais Aten n'est an pomorphe, il est toujours le Risque solaire ses rayons. Pour mieux établir le nouveau ( le roi changea son nom, il se fit appeler splendeur du disque solaire, » et en outre, effacer sur les monuments les noms des a dieux égyptiens, jusque dans son propre louche, qu'il avait eu en premier lieu, ou le nom de son père. Il semble bien que c( sur le nom d'Amon àThèbes qu'il se soit a^ né, et c'est ce qui ferait croire que sa 1 s'attachait non pas tant à la doctrine, au lui-même, qu'au collège de prêtres que le avait à son service, et dont il redoutait les piètements.

Il ne voulait plus non plus de Thèbes capitale, et il alla fonder dans la mo\ Egypte à un endroit nommé maintenant T Amarna une ville où il établit son iioi

: OÙ il se bâtit un palais dont quelques e voient encore aujourd'hui. Dans la le voisine sont les tombes de sa famille ;rands du royaume, ^où le roi s'est fait iter sous une singulière apparence,

chose qui a presque l'air d'une caricaloiqu'il ait les mêmes vêtements et les coiffures que les autres rois. Son men-

saillant et imberbe, la longueur disprolée de ses membres, le développement X de tout le corps, une sorte d'appaiminine maladive, le distinguent de tous 3S rois d'Egypte; et, pour lui plaire, non nt toute sa famille, mais toute sa cour t représenter avec un type analogue. 11 z ce roi un goût particulier, qui n'a pas été expliqué. Sa capitale ne dura guère e lui, ses descendants directs de la prehiération revinrent déjà au culte d'Amon, Lutres divinités.

ulte d'Aten ressemble absolument à [jui était célébré en l'honneur des ue le roi prosicrivait, mais ce qu'on y Lie, ce sont de très beaux hymnes dans

on célèbre la puissance du disque soes hymnes sont toujours sur le même

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eurs mains en adoration, parce que « la terre entière. Ils font ce qu'ails , les animaux se couchent dans les les arbres et les plantes s'épales oiseaux volent hors de leurs urs ailes se tendent implorant ton îs rayons pénètrent jusqu'au fond et ils animent l'enfant dans le sein ... » Le poète continue la description que le dieu calme afin qu'il ne pleure

3rmé la terre suivant ta volonté, quand

ni, les hoimmes, les animaux domes-

;s bêtes sauvages, tout ce qui est suri

qui marche, tout ce qui est haut et

i ses ailes, le pays de Syrie, de Kouseh

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