Traduit par Maspero
faire quelques travaux de défense, m vœu le plus cher; mais c'est à se le faire entendre. Il essaie bien de à l'affection filiale que Thoutmès doit mais cependant il faut commencer 'om^esses magnifiques. Il le mettra sur son trône, il lui accordera un et glorieux; toutes les richesses de des pays étrangers afflueront dans En compensation de ce brillant avele dieu s'engage à lui assurer, devra faire le nécessaire pour déièrement l'image du dieu, et pour invasion du sable qui cache aux rejrande partie de la personne de l'être conviendra que les deux termes du sont pas égaux, et que Thoutmès a up la part du lion. Ce qui est que, c'est l'esprit mercantile qui les rapports entre dieux et hommes, î se croit pas en droit de demander ose à l'homme, si de son côté il ne pas, je ne dirai pas l'équivalent, plus qu'il n'a obtenu lui-même. De lomine n'hésitera pas, à l'occasion, à prétentions fondées sur la recon-
naissance que le dieu doit avoir en\ Nous en avons un exemple curieux dî autre occasion où nous voyoïis le diei accourir au secours du roi. C'est dans i ceau que le premier traducteur E. de I appelé un poème, et certainement quoiqi ne connaissions pas le rythme de la égyptienne, le style du morceau, l'imai qui s'y révèle, la richesse et l'exubérai caractérisent certaines descriptions, so la marque de la poésie.
Il s'agit de Ramsès II, un pri.nce qui temps joui d'un prestige usurpé. Loi on a cru qu'il était le plus grand d d'Egypte, et que sa puissance avait celle de tous les autres souverains, mesure que nous avons appris à le mie naître, son auréole s'est dissipée, et nou pu constater que Ramsès avait été un fastueux, cherchant uniquement à éblo contemporains et la postérité; et que so beaucoup trop long avait été le commen de la décadence. Il faut pourtant lui sa) de nous avoir laissé l'œuvre du poète Pen laquelle il tenait beaucoup, puisque noi ment il faisait copier le livre sur papyri
il le faisait graver sur les murs des temples. Ramsès est en guerre contre une population de Syrie, les Chétas. Soit inhabileté de sa part, soit ruse de l'ennemi, il se trouve tout à coup enveloppé par les innombrables légions des Chétas, parmi lesquelles deux mille cinq cents chars qui lui coupent la retraite, il est seul de sa personne sur son char, n'ayant avec lui que son cocher. Le roi invoque alors Amon, et le dieu ne reste pas sourd à son appel. Il accourt lui-même, il fait entendre au roi sa voix, il se montre à lui, et il donne à Ramsès l'apparence d'un dieu, frappant ainsi de terreur les ennemis qui sont mis en déroute. Comment cette voix se fit-elle entendre? quelle apparence avait le dieu? nous ne savons, souvenons-nous que nous avons ici de la poésie. Mais ce qui est curieux, c'est l'invocation de Ramsès. Ce n'est point un cri de détresse, un appel à la bonté secourable du dieu. Il fait valoir ses droits, et il énumère tout au long dans ce moment critique les titres qu'il croit avoir à la reconnaissance du dieu; tout au plus à la fin de sa prière fait-il allusion à l'amour qu'Amon pourrait avoir pour lui. C'est le même esprit qui animait Thouthmès IV lorsque Ilarniachis s'adressait à lui.
« Alors Sa Majesté dit ^ : Qu père Amon ? est-ce qu'un fils? ai-je donc fait quelque n'ai-je pas marché et ne me sur ta parole? Je n'ai point Ne t'ai-je pas consacré des brables? J'ai rempli ta deme prisonniers; je t'ai bâti un millions d'années; je t'ai don poiir les magasins. Je t'ai offe pour enrichir tes domaines, devant toi trente mille bœufs, aux parfums délicieux... Je pylônes de pierre jusqu'à lei j'ai moi-même dressé leurs m des obélisques d'Eléphantine, ai fait amener des pierres été seaux naviguent pour toi sur portent les tributs des natio sort misérable (est réservé) à desseins ; bonheur à qui te actes sont produits par un ca Je t'invoque, ô mon père Ar milieu des peuples nombreu moi; toutes les nations se se