‹ La religion des anciens Égyptiens;Chapitre 9 sur 13 · Traduit par E. de Hougé · texte numérisé non relu

Traduit par E. de Hougé

prince de Bachtayi apporte une riche o cet esprit. » Pendant que ces chose saient et que Chons, celui qui exécuta seins, de Thèbes, conversait avec V prince de Bachtan restait avec so saisi d'une crainte profonde. Il fit riches présents à Chons, ainsi qu'à 1' célébra une fête en leur honneur, a] l'esprit s'en alla paisiblement où il Grande joie dans tout le pays de la c de la princesse, si bien que le prince garder avec lui ce dieu si bienfaisant, pas le laisser retourner en Egypte; e pendant trois ans et neuf mois Chon Bachtan et ne songe pas à rentrer i Il faut croire qu'au bout de ce ter sentit pris du mal du pays, car une nul de Bachtan reposant sur son lit vit le dieu sortant de son tabernacle sous d'un faucon d'or et s'élevant dans h côté de l'Egypte. A son réveil le pri très troublé, il fit appeler le prêtre et lui dit: « Le dieu veut retourner e:

faites partir son char pour ce pays. » :

dire qu'on ne le laissa pas s'éloigne combler de riches présents. Le voy

Chons Neferhotëp aimait à se mêler des faire des hommes. Une inscription à p€u p de la même époque que le conte, nous en foui un autre exemple. Il paraît qu'il y avait eu malversations dans le temple d'Amon, si h qu'on avait dû interrompre les fêtes du dieu, intendant du nom de Thouthmès était gravem compromis, et le grand-prêtre d'Amon Pinod.

désirait particulièrement qu'il fût blanchi l'accusati'on qui pesait sur lui. Pour cela, il dressa à Chons Neferhotëp, le troisième d de la triade de Thèbes. Lorsque ce dieu devail mouvoir, on le déposait dans une partie temple où il y avait un plancher d'argent, croirais volontiers que c'était un endroit l'on avait disposé des engins destinés à îi mouvoir les membres de la statue; ils étai dissimulés par une plaque de métal.

Au moment de l'arrivée du grand-prêtre, pendant toute l'entrevue, le dieu ne cesse de fi des signes d'approbation; il fait même plus.Pin jem lui présente deux écrits, probablement d< rouleaux; sur l'un, il est dit qu'il y a des clamations à faire à Thouthmès; sur l'autre il dit, au contraire, qu'il n'y a pas de réclamatioi lui faire. Deux fois Pinodjem étale les écrits

vant Chons, qui prend celui qui dit qu'il n'y a pas de réclamations à faire à Thouthmès. Ainsi Chons déclare par ce choix qu'il abandonne l'accusation contre l'intendant. Mais cela ne suffit pas. Thouthmès paraîtra aussi devant Amon et celui-ci, non seulement lui fera remise de la peine de mort qu'il avait méritée, de toute amende et de toute punition qu'il aurait pu encourir, mais il fera entendre par signes que Thouthmès doit devenir père divin d'Amon, intendant chef des greniers, économe, gardien en chef, premier inspecteur. Ainsi, le fonctionnaire qu'on supposait être infidèle, non-seulement est absolument blanchi, mais il est promu à des dignités bien supérieures à celles dont il JQuissait auparavant. On voit à quoi servaient ces statues douées de mouvement ou même de parole, et l'on comprend que les prêtres aient fait grand usage de ce moyen de persuasion qui en imposait à la crédulité de la foule.

J'ai insisté quelque peu sur les mythes, et sur l'usage que faisaient les prêtres des statues vocales ou mouvantes, parce qu'il me semble que cela nous révèle ce qu'était la religion du peuple. Nous avons là non pas les croyances des prêtres, et les doctrines plus ou moins mys-

térieuses qui étaient consignées dar dont on attribuait la composition à' nous saisissons l'idée que se faisait 1; divinité et l'influence qu'elle pouvait vie. Le fellah du temps de Chéops oi adorait avant tout le dieu de sa ville dont il voyait le sanctuaire près d divinité pouvait s'appeler ici Horu ou Hathor; elle pouvait revêtir des verses; elle avait un ou plusieurs fil créé d'autres divinités. Le grand d pie ou l'une des divinités secondair lui, était pour lui l'incarnation de des phénomènes de la nature don sa vie, surtout du soleil, de la terr Non pas qu'il y eût dans le pays unique qui imposât cette croyance, que tous les Egyptiens étaient dan!

lions physiques et climatériques les mêmes, et que, par conséquent conduits à se faire une idée toute s la divinité, quelle que fût la par qu'ils eussent comme habitation, cosmiques, ces êtres éloignés d'e suffisaient pas; il leur fallait des rapprochés placés dans des con<

RELIGION DES ANCIENS EGYPTIEl

rad'Oration du soleil et du Nil, les ments qui faisaient fructifier le troi terre, et donnaient la vie aux humaii pour la vie de tous les jours, prenaier mes toutes terrestres. Quant à savoir s dieux étaient un, s'ils étaient trois é ou trois créations d'une même perso une question que l'Egyptien de la fou] inutile de se poser, et à laquelle il eu bablement incapable de répondre.

SOURCES PRINCIPALES

GoLÉNiscHEFF. (W.). Die Metternichstele. L( Lefëbure (E.). Zeitschr, fur Mg, Sprache

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