LA VACHE ROUSSE
Nous lisons dans les Nombres : L'Eternel parla à Moïse en disant : „Ceci est une ordonnance de la loi. Parle aux enfants d'Israël et qu'ils t'amènent une jeune vache rousse entière qui n'ait point de défaut et qui n'ait point porté le joug. Et vous la donnerez à Eléazar le sacrificateur, qui la mènera hors du camp et on Fégorgera en sa présence et on la brûlera devant ses yeux , sa peau , sa chair et son sang avec ses excréments. Et le sacrificateur prendra du bois de cèdre, de l'hysope et du cramoisi et les jettera dans le feu où l'on brûlera la jeune vache. Le sacrificateur sera souillé jusqu'au soir. Et un homme qui sera pur ramassera les cendres de la jeune vache et les mettra hors du camp en un lieu net. Et elles seront gardées pour l'assemblée des enfants d'Israël, afin d'en faire l'eau d'aspersion; c'est une purification pour le péché." ^ Cette offrande de la vache rousse est la même que celle que nous trouvons en Egypte et qui fut offerte à Typhon au lieu d'une victime humaine. * Les Egyptiens sacrifient exclusivement des vaches rousses parce que, selon leur opinion. Typhon aussi est roux et ils ont garde qu'il ne se trouve un seul poil blanc ou noir sur l'animal. Seloii eux il ne faut pas sacrifier ce qui est agréable aux dieux, mais seulements les corps dans lesquels se sont logées les âmes des impies. C'est pourquoi les anciens habitants de l'Egypte jetèrent la tête de la victime chargée de malédiction dans le fleuve, ce sacrifice purifiait du mal. La
tête maudite j remplie de l'esprit Typlionique, conjurait la puissance de Typhon, auquel on offrait cette vache dans les canicules au lieu d^un sacrifice humain. Ce fut l'époque à laquelle il fit sentir énergiquement sa puissance. Cette vache fut en .Israël le moyen qui purifiait des péchés. En ceci nous retrouvons la coutume Egyptienne, celle dans laquelle Typhon fut considéré comme principe méchant. Nous apercevons en cela que l'élément Égyptien parmi les Israélites fut hostile à l'élément Phénicien, car Set- Typhon, adoré par ceux-ci, est dans le sacrifice de la vache rousse envisagé comme l'être méchant par les prêtres , ainsi que l'on l'envisageait en Egypte. La même idée perce dans le renvoi du houe éniissaire.