Voir aussi plus haut, p
2. FI. V. VIII. 101. 15. Les mots ficun anâfjâm « la vache sans péché» doivent receler un calembour, soit ({uelque chose comme « la vache qui n'est pas une non-vache ». D'autre part, amVjâni rentre dans le ty)te(lela phraséolngio courante des ]iassa>;es et des concepts relatifs à Aditi.
3. On oljservera en mUre que le K. \'. distingue des « déités célestes, terrestres, nées de la vache, relatives aux eaux » (Vl. 50. 11), ou des « déités adorables, célestes, terrestres, nées de la vache » (VII. 35. 1-1, cf. X. 53.5), et qu'ailleurs il les remplace par «les adorables nés d'Aditi et des eaux et les terrestres » |X. 63. 2). — Cf. supra p. 60 sq.
4. Littéralement « cavaliers » ou « chevaliers ». On a conjecturé plus
174 LES DEUX AÇVIN.S
commence, dès avant l'aube, par la (( litanie du matin » {prâtarannvàka] : « récite, 6 hôtar, la litanie pour les dieux qui circulent au matin ». dit le prêtre chargé des fonctions matérielles du sacrifice au prêtre récitant; à quoi un ancien texte liturgique' ajoute ce commentaire: <'. Les dieux qui circulent au matin sont Agni, Ushas (l'Aurore) et les deux Açvins. » Dans une variété du sacrifice de sôma, une veillée de fête qui dure toute la nuit est suivie de la même litanie, qui se termine par des hymnes au Soleil en vue d'amener le lever de l'astre-. On reconnaît à des indices irréfragables que ces récitations prescrites par les livres rituels remontent aux temps les plus lointains de la poésie védique'. Ces prescriptions ne laissent donc planer aucun doute sur la place qu'occupent les Açvins dans la série des phénomènes naturels : leur règne s'étend de l'apparition encore nocturne d'Agni et de celle de l'aurore*, au lever du soleil.
Les données du rituel sont pleinement confirmées jjar les termes que les hymnes affectionnent au sujet de ces dieux. — « Offrez tout d'abordà ceux qui circulent au matin;... carc'est au matin (jue les Açvinsagréent l'offrande.» — «(»)u'elle éveille ceux qui au matin attellent leurs chevaux: qu'ils viennent ici, les deux Açvins. » — ((Éveille les Açvins, ô Aurore- » — « Vos chars et vos chevaux se manifestent quand l'aurore luit. Ils dissipent le voile des ténèbres et pénètrent à travers l'espace comme le soleil rayonnant. » — ^« Devant sa sœur l'Aurore s'enfuit la NuiylLa noire cède la voie au clair Soleil. Laissez-vous invoquer, o dispensateurs de bœufs et de chevaux ; de jour et de nuit, détournez de nous le javelot. » —
haut (p. 61) que c'étaient origiiiaireiuent de simples chevaux. — Ils se nomment aussi Nâsatya, et ce nom inintelligible se retrouve clans i'Avesta, appliqué à un démon malfaisant. — |CI'. V. Henry, Vcdic-a, I, 2, in Mém. Sur. Lin;/., IX. p. IOj. — \'. H.j