‹ La religion du VédaChapitre 113 sur 380 · k. V. I. 4iJ, VI · texte numérisé non relu

k. V. I. 4iJ, VI

'3. R. V. X. 17. 6. — A la siipréinatie de Pushan sur les chemins se rattache encore son titre de riniucô napât « seigneur du retour », que liergaigne (II, p. i2i sq.) a mal compris. Voir K. V. V. 46. 1 (et cf. III, 53. 5), (lui montre que la ci/nue^ en tant qu attribut de ce dieu, rentre dans le concept des chemins et de sa l'onction de guide. Mais, comme r/z/iac- peut signifier aussi « le lait de délier » [les péchés], il en résulte qu éventuellement on invoque Pushan en vue d obtenir labsulution : A. V. VI. Ui. 3. — J. Darmesteter donne une autre explication : Haurratûf, p. 83.

1. R. V. VI. 58. 3. Cf. aussi GoU. yel. Aiueiiji-n, 1889, p. S.

5. R. V. I. fi. 11, X. 5. 5. Cf. Oldenberg, Hyintœn dus R. V., I, p. IG7.

(). R. V. VI. 18. IJ, Vin. 1. IG ; Arv. Gr. S. 111. 7. 9. — [A. V. VU. 9. - V. 11.]

7. Encore un trait, mais que je ne me charge point d'expliiiuer, du ])ersoiuiage de Pûshan : il n a pas de dents ; aussi est-ce de la lK)uillie (pron lui sert en gui.se d oblation. Le premier de ces détails n'apparaît que dans le.s te.xtes védiques récents, Çat. Br. I. 7. 1.7, etc.: mais, dès l'épociue du R. V. (VI. 56. 1), on raillait le dieu frugal « mangeur de bouillie ». Est-ce pour expliquer son mets spécifique qu'on la imaginé édenté ? ou le lui sert-on parce qu'il n'a pas de dents ?

196 SAVITAR, BRHASPATI

En combinant tous ces détails, on y verra difficilement jour à chercher dans Pùshan la personnification de quelque phénomène naturel. Le trait central et décisif, ici, réside dans la sphère spéciale assignée à son activité. A supposer, — ce qui en soi est possible, — que sa préhistoire remonte au delà de ce caractère, encore n"avons-nous guère d'espoir de jamais la pénétrer pour retrouver sa figure originaire '.

Savitar, Brhaspati. — Sur Savitar, « l'excitateur » ou {( celui qui met en mouvement », sur Brhaspati ou Brahmanaspati, le patron de la parole sainte proférée par le prêtre, nous n"avons qu'à renvoyer aux explications données plus haut ■-.

TcashUiv. — A ce type de dieux dont le cadre consiste en une forme et une sphère déterminée et caractéristique d'activité, je voudrais adjoindre Tvashiar. Il va de soi, d'ailleurs que le contour relativement abstrait d'un pareil cadre admet l'introduction postérieure de quantité d'éléments mythiques plus anciens que lui-même. Le nom de Tvashîar, de même formation grammaticale que celui de Savitar, paraît signifier quelque chose comme (( l'agent habile ». Il est l'artisan et l'artiste entre les dieux, le créateur des formes [mpa], qui, lui-même omniforme (riçcfirûpa), « a paré de forme tous les Ctres » (R. V. X. 110. 9) '. Il fabrique des chefs-d'œuvre,

1. C'est à l'étude de la mythologie hellénique qu'il faut réserver la question de savoir dans ((uelle mesure la figure de Puslian serait susceptible d'éclairer celle d'Hermès. Leur bagage, si je puis dire, est passablement homogène : patrons des chemins et des voyageurs (Hermès oSioç, oôoiTrôpo;. tcoejlttô;, et hermès indicateurs des routes); messagers; psychopompes (noter qu'Hermès est aussi chargé de conduire Perséphone aux enfers, ce qui est tout à fait dans l'esprit du rôle de Pùshan I; patrons des troupeaux; procurent les trouvailles (spiiaiov). Ajouter qu'il n'est point rare de rencontrer vin bouc auprès d'Hermès, soit que l'un porte l'autre, ou inversement : Roscher, Lex. cl. Mythol., I, col. 2378, 2398, 2404. La chevelure en perruque ou le crobyle d'Hermès a-t-elle quelque rapport avec le l.aparda de Pùshan ? R. V. X. 55. 2, IX. 67. 11.

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