‹ La religion du VédaChapitre 114 sur 380 · Cf. supra p. 53 et · texte numérisé non relu

Cf. supra p. 53 et

3. L'association de Tvashtar et de l'idée de « forme », très pro-

TVASHTAU 197

tels que l'arme d'Indra qui triomphe de Vrtra ; c'est à son art qu'est due la coupe des dieux, dont les Rblms ensuite, par un art supérieur, font quatre coupes. Par dessus tout, il est l'artisan qui façonne les formes \'ivantes, animales' ou humaines.

En conséquence, il préside à la génération. Parmi les invocations dont la longue et traditionnelle série ouvre le sacrifice sanglant, il y en a une pour procurer au sacrifiant la postérité, et c'est à lui qu'elle s'adresse : « 0 dieu Tvashtar, donne-nous la semence qui apporte la prospérité et faisla couler, pour qu'il en naisse un héros fort dans l'action, habile, pressureur de sôma et ami des dieux-. » En sa qualité de dieu de la génération, il est en intimes rapports avec les épouses des dieux : lorsqu'au sacrifice on amène la femme du sacrifiant, pour pratiquer sur elle un charme qui doit la rendre féconde, c'est le prêtre particulièrement consacré à Tvashtar, le nêshtar, qui introduit cette cérémonie \ A ce même titre, Tvashiar en personne est le père par excellence : « Tvashtar a engendré le héros ami des dieux ; de Tvashtar procède le coursier, le cheval fougueux ; Tvashtar a engendré tout cet univers \ » Il est l'ancêtre de la race humaine, par sa fille, mère de Yama qui fut le premier homme, et parce que lui-même, le dieu façonneur, a façonné cet embryon dans le sein de sa fille ". Mais il est aussi le père des plus grands des dieux, celui d'Agni % surtout celui d'Indra",

noncée dans les Védas récents (Çatap. Br. XI. 4. 3. 3, etc.), le caractérise déjà dans le R. V. Peut-être bien est-ce parce qu'il est « om niforme n qu"on l'a dit père du monstreViçvarûpa (« Omniforme », cf. supra p. 119) vaincu par Trita. — Tvashtar doit-il être rapproché du forgeron germanique Wieland ? Cf. E. H. Meyer, /1/u. fur ili'iiUrhc^ Alt., XIII, p. 33, etGei-rnan. Mijt/iolo'jie, p. 300 sq.

2. R. V. m. 1. 9, et voir en général la st. 9 ou 10 des hymnes âpris.

3. Voir, dans la description du culte, le détail de l'office du nê.shtar.

Page 1