‹ La religion du VédaChapitre 116 sur 380 · DÉESSES · texte numérisé non relu

DÉESSES

santé et sublime. O Dieux, protéjïez-uous toujours cl nous donhez le bien être. »

Autres drfsxes. ■ — Il a déjà été question de la vache déesse Ida, qui symbolise l'abondance issue de la vache, et de l'autre déesse-vache, Aditi, mère de Varuna et de ses frères les lumineux Àdityas'. Les Kaux [âpna) et les Rivières doivent, comme elles, à leur fécondité le sexe féminin"' ; nous y reviendrons plus loin avec quelque détail, ainsi que sur les Apsaras ou nymphes des eaux-'. Nommons encore quatre déesses qui président à la fécondité et à la multiplication : Râkâ, Sinîvâli. Kuhû et Anumati*. Les textes védiques de la dernière manière leur assignent les quatre phases de la lune : cette interprétation vaut-elle aussi pour le Hig-Véda, où les quatre divinités apparaissent chacune isolément en diverses situations, mais ne sont pas encore organisées en un groupe constant? il est bien permis d'en douter". Viennent enfin les épouses des grands dieux, Indrânï, Agnâyl, Varunânî, et autres : déesses sans existence indépendante, qui n'ont dû le jour qu'à leurs époux, puisqu'à des rois divins tels qu'Indra et Agni revenait de droit une famille royale. Le Véda ne nous apprend d'elles guère autre chose que leur nom, et celui-ci même, au fond, n'est pas un nom propre, car il ne signifie que « dame Indra )), et ainsi des autres ^

1. Cf. supra p. 60 et 170; et, sur Ida, infra, dans la descri]itiriii du culte, les détails relatifs à la part de mets du sacrifiant.

~. Tenir compte, toutefois, du génie mâle des eaux, Apàni Napât, supra p. 97. D'autre part, la déesse-rivière Sarasvati a pour pendant un dieu Sarasvant.

3. Infra, p. 204 et 211. Nous dirons un mot au.ssi de la Terremère, p. 202.

4. L'étymologie des trois premiers nom.s est inconnue ; le quatrième signifie « assentiment ».

5. Voir les faits recueillis par Weber, Indische Stur/irn, V, p. 228 sq.

(i. Sur le rôle d'Indràni dans la légende de Vrshâkapi, cf. sujjra p. 144. Sur l'épouse de Rudra, p. 184. Sur la valeur de ces noms, cf. Geldner, 'Ved.Sta</.,ll,Y).l ; mais je ne suis pas aussi sur que lui que le vrai nom de la femme d'Indra soit déjà dans le R. V. Çaci ; et, quant à rapporter la mention des Çacis (pluriel) ;i « la vie de harem des dieux védi(|ues », je m'y refuse absolument.

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