‹ La religion du VédaChapitre 118 sur 380 · Supra p · texte numérisé non relu

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8. R. V. X. 85 (hymne de la dernière manière). Cf. Weber, hu/. Stud., V. p. 178 sq., et Oldenberg, Gôtt. ;f<'I. Ans., 1889, p. 7 sq. 3. R. V. VII. 34.23, 35.8.

une courte étude. Les Eaux sont des mères, toutes les Eaux, (des célestes et celles qui coulent, celles qu'on a fait jaillir du sol et celles qui en ont jailli d'elles-mêmes, les pures, les purifiantes, qui se dirigent vers la mer » 'R. V. VII.49. 2). Elles renferment tous les remèdes, lavent le mal et le péché, vont pleines dévie à Thomme qui réclame leur secours, veillent en sa maison sur son bien être ' . Quand les prêtres vont puiser de l'eau pour le sacrifice, ils disent aux Eaux: «A celui qui vous a tirées de votre prison et mises en liberté, qui vous a rachetées de la grande malédiction, à Indra, ô Eaux, envoyez votre doux Ilot, aux dieux, pour qu'ils le boivent dans la joie; envoyez-lui votre doux flot, votre embryon, ô Eaux, la source de la douceur, votre flot dont l'échiné est chatoyante de beurre et qu'on exalte dans les sacrifices. Écoutez mon appel, ô riches Eaux! » (li. V. X. 30. 7-8.) En installant une tonne à eau, on y verse de l'eau et l'on dit : « O riches Eaux, vous régnez sur les richesses, vous portez en vous la sagesse et l'immortalité ; vous êtes les souveraines de la richesse et de la postérité : daigne Sarasvatï accorder telle vigueur au chantre-. » De toutes les eaux, les plus fêtées sont naturellement celles des rivières. Aux deux rivières Vipâç et Çutudrï, que la tribu des Bharatas veut franchir en vue d'une expédition guerrière, Viçvâmitra, barde de la tribu, adresse cette prière : (( Écoutez le chantre, ô sœurs. De loin je suis venu à vous avec char et chariot. Courbez vous, faites-vous aisées à franchir; que vos flots, ô rivières, n'atteignent pas les essieux » (R.V. III.33. 9). Enfin, au premier rang des rivières dans l'adoration des hommes pieux se place la Sarasvati, dont les eaux sans doute reflétaient nombre d'importants sanctuaires érigés par cette même tribu des Bharatas, qui occupe dans l'ensemble du culte védi(jue une place spéciale et considérable : la déesse BâhralT,

1. Par exemple, Hiraiiyakê(,-in prescrit! G. S. II. 4. 5) de placer au chevet de l'accouchée une aiguière pleine, en disant : « O Eaux, veillez dans la maison : comme vous veillez parmi les dieux, ainsi veillez auprès de cette femme bénie en sa postérité. »

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