‹ La religion du VédaChapitre 120 sur 380 · K. V. X. 139. 5. Vin. 77. 5, IX. 8ô. VZ · texte numérisé non relu

K. V. X. 139. 5. Vin. 77. 5, IX. 8ô. VZ

GANDHAHVAS ET APSARAS 207

ta demeure. » Le Gandharva qui lors du mariage rôde autour de l'épousée et que l'on conjure loin d'elle, « il est parti, le dieu, pour sa demeure suprême' ». Plusieurs textes identifient plus ou moins nettement un Gandharva avec tel ou tel phénomène ou météore céleste et lumineux' : avec le soleil, avec les constellations du zodiaque lunaire, avec l'arcen-ciel. Dans une énumération de Gandharvas ligurcnt Agni, le Soleil, la Lune, le Vent, le Sacrifice et l'I^sprit: la part faite aux jeux de la fantaisie, il reste que les génies de l'atmosphère et du ciel prédominent dans cette liste. L'illusion dite chez nous « de la fée Morgane», étrangère toutefois au Véda. s'appelle dans l'Inde « la ville des Gandharvas »'. On sait que Sonia réside dans le monde céleste, or le Gandharva a maintes fois aiïaire à lui: il » veille sur sa demeure»; « debout sur la voûte du ciel, il contemple les formes de Sôma »; de concert avec Parjanya, dieu de la pluie, et la fille du Soleil, les Gandharvas ont eu la charge du soma ; elle le leur a apporté, ils l'ont reçu et ils y ont versé un suc'. Mais leur diligence pour la liqueur divine a sa contre-partie : ils en sont les gardiens jaloux et la défendent des dieux et des

1. A. V. II. 2. 1-^, XIV. 2. 36. —La Bihad-Aranyaka-L'panishad (III. 6i place le foyaume des Gandharva*! entre r?lui de ratniosphète et celui du soleil; mais la récension purallèlo <';\i. Hr. XIV. C. 6. 1 a une topographie <litïérente.

^. Selon le Dictionnaire de .St-Pétersboufg, le fond de toutes ces IdentiMcations, c'est que le Gandharva serait originairement un pénie lunaire. Cela peut se soutenir ; et pourtant un symbolisme aussi net et tranché paraît peu compatible avec les faits, ne fût-ce qu'avec la multiplicité indéfinie des (iandliarvas.

3. Gandharva = soleil, très probablement, 11. V. Vlll. 1. II. — Les 27 signes du zodiaque lunaire, \'âj . Sainli. '.l. 7. — Arc-en-ciel, probablement, R. V. X. 1:^3 : Hergaigne (II, p. 3'.', n. h) et M. Ilillebrandt (I, p. 430l, qui contestent cette interprét^ition, ne parviennent pas. je crois, à expli([uer les expressions de la st. 1, apûm nninfiamë ^Hiynsf/a. — En ènuuiération, Agni, etc., Vaj. .Saiiih. 18. 38 sqq. — Mirage ou Fée Morgane, cf. le Dict. de .S. Pétersb., s. v. f/tnit//tarrnpura, fiandharrandifarn. Mais il n'y a pas de raison pour reculer ju.squ'k l'époque indoéranienne hi rapport établi entre les (iandliarvas et ce phénomène : Weber, lut/. StiuL, XIII, p. 136; E. H. Meyer, Indo;j. Mythen, I, p. 99.

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