GANDHARVAS ET APSARAS
confondre avec celui de n'importe quel démon inférieur, susceptible de résider indifféremment dans les airs ou dans les ondes' ?
Jeunes gens resplendissants de beauté, jeunesse dorée du ciel, les Gandharvas sont les amants obligés des exquises nymphes divines, les Apsaras. Un texte brahmanique nous montre, parmi les A[)saras, un Gandharva qui se berce sur une escarpolette: du doigt il montre une nymphe, en disant (( celle-ci », et aussitôt elle l'aime-. Au sacrifice du cheval, le prêtre, en pronou<:aut successivement le nom des Gandharvas et celui des Apsaras, indique du geste respectivement le-^ beaux jeunes gens et les belles jeunes filles qui assistent à la fête'. Par cette voie s'élargit le domaine de l'activité de ces génies : comme amants des femmes,, ils pénctrent intimement leur vie sexuelle; l'organe génital de la femme est la bouche du Gandliarva Viçvâvasu'. Dans ce nouvel ordre d'idées tout comme au sujet du sôma, on les voit tour à tour bienveillants et hostiles : eux et les Apsaras peuvent accorder ou refuser la fécondité, et l'on s'adresse à eux lorsqu'on désire des enfants'. Dans la croyance ultérieure à la métempsycose, l'être qui a achevé une existence antérieure et qui, au moment de la conception, pénètre dans la matrice pour }• redevenir embryon, se nomme d'un mot c le Gandharva ». Les textes bouddhiques aduîettent pour la conception le concours nécessaire de trois choses : (( le père et la mère s'unissent, la mère a passé son époque, et le Gandharva se tient prêt ))'''. Mais, d'autre part, le Gandharva est pour
1. On observera au surplus (jue, dans l'Avesta aussi (Yasht 15. 28), le Gamlarewa est le roi do Tahîme (jui vit dans les eaux : le trait remonte-til ii la ])liase imlo-éranienne ? ou chacune des deu.v croyances la-t-elle développé indépendanuuent ?
i. Paûcaviniça Br. XII. 11. 10.