I. Çânkh. Gr. S
f). Pane. Br. XIX. 3. 2.
6. MM. Pischel ( WJ. SI,,,/., I, ]>. 78) et Hillebrandt {V,'(/. Mi/t/,.,
1, p. 427) se .sont tous deux mépris sur la vraie nature du Gandharva
dans cet ordre didées. Pour le premier, Gandharva et embryon ne
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l'époux un rival qu'il faut s'efforcer décarter, et les usages domestiques fourmillent d'allusions ;'i ce rùle néfaste.
Durant les premières nuits de noces, les jeunes époux doivent garder la chasteté : on place entre eux un bâton, symbole du Gandharva Viçvâvasu, qui interdit encore au mari la possession de sa femme'. A la iete nuptiale, on récite cette prière: (( Léve-toi et va-t'eu d'ici, 6 Viçvàvasu; avec piété nous te louons. Va clierclier pour toi quelque autre femme désirable : laisse l'époux s'unir à son épouse » (I\.\'. X. 85. 22). Parmi les exorcismes dont on entoure les femmes, surtout les femmes enceintes, il y a des formules pour bannir, avec d'autres malins esprits, les Gandliarvas et les Apsaras : on demande que l'herbe dite corne-de bouc chasse les Rakshas, que les Apsaras s'en retournent à leurs rivières, aux grands arbres, là où pendent leurs escarpolettes d'or et d'argent, où retentissent leurs luths et leurs cymbales. (( Au Gandharva qui s'avance en dansant, à l'époux de TApsaras, qui a les cheveux en broussaille, je lui arrache les testicules, je lui noue la verge... Pareil à un chien, à un singe, à un enfant \elu do la tète aux pieds, revêtant la forme d'un ami, le Gandhar\a guette la femme : nous le bannissons d'ici, de par cette [)uissante formule de nuigie. Vos femmes, ce sont les Apsaras, 6 Gandharvas, vous êtes leurs époux ; fuyez d'ici, ô immortels, ne poursuivez pas les mortels^ »
iont qu'un, alors (jue les textes afférents font expressément la distinction : pour que l'euil^ryon {;/ahhha) vienne k bien, il faut que le 'jandhabha)^ non pas pénètre, mais .se tienne prêt. Selon M. Ilillebrandt, le Gandharva serait le génie de la fécondation : mais voir Miliiidapanlia. p. 129, et considérer ([ue, l'idée admise, il ne reste rien delà subtile argumentation d'A>-:-<aIâyanasiitta. p. 20; car il n'y a aucun sens k demander k quelle caste appartient un génie de la fécondité. L'un et l'autre passage s'explique très bien, si l'on admet que le Gandharva est le germe animé qui, passant d'une ancienne en une nouvelle existence, attend et saisit l'instant d'un acte générateur pour devenir (jarhlia. Et en fait l'Amaraicôça i!il,:i, 13») explitiue ijand/uii-ra par a}itarâhhara!^attra^ mot glosé il son tour par inaranajannutnor antardlê t^tlntah jirunf. Comment M. Pischel accorde-t-il ce .sens avec celui d' « embryon » ?