‹ La religion du VédaChapitre 125 sur 380 · Hohzmann. /oc. fit., p · texte numérisé non relu

Hohzmann. /oc. fit., p

GANDHARVAS FT APSAUAS 218

de leurs faveurs ; les hommes i)euvent aussi les obtenir. C'est à elles que l'Inde rattache l'immémoriale légende, connue de la poésie grecque comme du folklore contemporain et des peuples civilisés comme des plus barbares', la légende de l'union de la déesse avec le mortel, de Thétis, de Mélusine, des Dryades, des Scllge Frein (ein mariées à des hommes'. Dans le conte hindou, l'héroïne est l'Apsaras Urvaçï ; son époux, le roi l*unira\as'. Comme partout, le maintien de cette union dépend d'une certaine observance, d'une sorte de tabou imposé au mari : Piirûravas ne doit jamais se montrer nu à sa femme : altération probable, à en juger par la comparaison d'autres mytliologies, d'une conception plus primitive, suivant laquelle c'est la déesse qui ne doit point apparaître nue, c'est à-dire sous sa forme réelle et surhunuiine'. Les (landharvas, à qui il ne convient pas délaisser l'Apsaras au pouvoir d'un simple mortel, imaginent une rase pour lui faire rompre son vd'u: un luniit nocturne éclate; l'uriiravas, dévêtu, saute du lit ; un éclair luit; Urvaçï l'a vu et disparaît. Eploré, il la clierche par pays. Un jour, il voit nager et s'ébattre dans un étang à lotus la troupe des Apsaras, et, parmi elles, son épouse perdue. En vain il la supplie de revenir à lui : elle le repousse : (( Qu'ai-je à faire de tes paroles ? je suis partie comme la première des aurores. i^U'Ciravas, rentre chez toi. Je suis aussi insaisissable que le vent. » Dans son désespoir, il veut se jeter à l'abîme, se laisser dévorer par les loups sauvages. Elle le console'', non sans ironie : « Purûravas, tu ne dois pas mourir, tu ne te

1. Voir, par exemple, la iornie quelle a prise dans les Indes néerlandaises : Wilken, Rt'i. colon, internat., IV, p. o77, n. 1.

Page 1