‹ La religion du VédaChapitre 13 sur 380 · PREFACE DU TRADUCTEUR XIX · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR XIX

le reproche de dépasser le parti pris de l'ancienne école: tandis qu'elle s'abstenait de définir la nature des sept Àdityas, et se bornait à entrevoir dans leurs chefs de file, Mitra et Varuna, des entités assez vagues du ciel respectivement diurne et nocturne, il n'hésite point à soutenir que Mitra est le soleil, — c'est le point le moins contestable, — Varuna la lune, et leurs cinq suivants les planètes ; et, comme par ailleurs les notions astronomiques du Véda sont des plus indigentes, c'est à un emprunt sémitique d'immémoriale antiquité qu'il se voit contraint de recourir pour expliquer l'existence de ce groupe de déités communes à la religion de l'Inde et à celle de l'Éran. Cette thèse ingénieuse et cohérente, il l'appuie de considérations d'une indéniable valeur: je m'attarderai d'autant- moins à les discuter, que, j'en dois convenir, elles m'ont à demi convaincu; mais il faut bien avertir le lecteur qu'elles sont loin d'avoir rallié tous les suffrages, et que M. Barth en particulier a ramassé dans une magistrale argumentation les nombreuses raisons de douter qui les contrebalancent \

Ces controverses sont d'ordre secondaire : on n'écrira pas de longtemps, peut-être n'écrira-t-on jamais l'ouvrage définitif sur la religion védique; il serait aussi puéril qu'injuste de chercher de menues querelles à l'auteur qui nous en donne, sous une forme élégante et harmonieuse, l'idée d'ensemble la plus conforme à l'état présent des connaissances philologiques, historiques et ethnographicjues dont elle implique la fusion.

(avril et juin-août 1896) qu'on ne saurait assez recommander comme correctif à ce que les assertions de M. 0. ont d'un i^eu exclusif et hasardé. En ce qui concerne la personnalité originaire de Vâc, « la Parole divine », je me permets de renvoyer à mon article Mim-rcc i/(ins rinclc, publié dans la revue Minoi-ca, t. I", p. 344. 1. Voir la référence à la note précédente.

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