Jâtaka, vol. III, p
j. Jâtaka, vol. III, p. 34 ; Vinaya-Pitaka, vol. IV, p. 34. 6. Jâtaka, vol. I, p. 328 et 442.
une forme quelconque, se changer, par exemple, en vieux brahmane, et circuler en liberté '. Ces silvains, à moins qu"onneles irrite, sont en principe bienveillants envers les hommes : on leur adresse des prières pour l'accomplissement de ses souhaits, on leur fait des vœux ; on leur rend hommage en faisant le tour de l'arbre, la droite tournée vers lui, en débarrassant des mauvaises herbes le sol qui l'entouré, y semant du sable propre, y apportant des parfums, des guirlandes, des cierges et des oblations -.
Outre les silvains qui habitent et animent tel et tel arbre en particulier, les contes bouddhiques connaissent encore d'autres génies forestiers : des géants qui rôdent dans le bois, hommes des bois, et similaires. Ceux-là personnifient, non pas la vie de l'arbre ami de l'homme, mais l'horreur et le danger qui hantent la forêt, à moins qu'ils ne soient, plus simplement, les variantes forestières du type général et largement répandu des démons malfaisants. Ces monstres dressent des embûches aux gens qui traversent le bois, pour les dévorer : il en est un qu'on voit apparaître, de la taille d'un arbre, difforme, les mains et les pieds noirs ; un autre a revêtu l'aspect d'un cueilleur de miel sauvage et apprêté du miel empoisonné à l'usage des voyageurs ; un troisième de ces anthropophages a ravi une femme et vit a\ec elle dans sa caverne •'. Il n'est nullement expédient de postuler pour chacun de ces détails une antiquité qui remonte à l'âge védique; mais il est du moins à peu près certain que, dans ses traits essentiels, la croyance aux silvains et aux hommes des bois est aussi ancienne que le Véda et même plonge bien au delà ses racines dans la préhistoire de l'humanité.
1. Jâtaka : vol. I, p. 169 : vol. H, p. :Wû : vol. III. p. 404 ; etc. — Jàtaka : vol. I, p. 168; vol. III, p. S^.