Jàtaka : I, p. 273; III, p. 200 et
ESIMUTS MALINS 221
Esprits malins.
Les petits démons de tout genre qui entourent la vie quotidienne de riiomnie, sont en majorité, mais non point tous, denaturenoeive.il va des lutins bienfaisants qui administrent le champ. l)ourrent le grain de sucs nourriciers, aident à la moisson ; ils s'appellent « Laiteux )), « Cent- Mains », « Mille-Mains », « Tasseur », « Entasseur )). Il y a des tisseuses divines (|u'()U in\oque au moment où répouséo revêt sa toilette : on les prie de la revêtir de longue \\c. (i>uand la jeune tille amoureuse ne peut goûter de sommeil, c'est que le dieu « Aiguillonneur » la chasse de son lit. Sur le champ de bataille régnent des démons belliqueux, Arbudi en tête : on les prie de porter dans les rangs des ennemis la panique et la mort '.
Il est à peine possible, et d'ailleurs superflu, de donner un aperçu complet de ce monde démoniaque : la nature de chacun de ces génies se restreint à un seul acte, qui constitue sa spécialité et que d'ordinaire implique son nom. Mais il faut consacrer une étude quelque peu détaillée à la classe congénère des démons malfaisants, qui, pour la plupart, menacent la santé et la vie de l'homme, mais qui ont aussi le pouvoir de l'épouvanter et de le torturer de mille manières. Ces esprits sont, d'une façon générale, tout-à-fait étrangers au concept d'agents ou de phénomènes naturels - : leur fonction essentielle et exclusive est précisément de causer tous les maux qui tourmentent ou détruisent la vie humaine ; les relations qui les unissent aux âmes des défunts ont déjà trouvé place dans notre exposé'. On ne les distingue habi