‹ La religion du VédaChapitre 136 sur 380 · Cf. supra, p. 222. n · texte numérisé non relu

Cf. supra, p. 222. n

4. Littéralement « l'Agni le plus jeune », mais avec jeu de mots évident sut r/arai/ati « il chasse »: Taitt. Saiph. II. 2. 3, 2.

ERPIUTS MALINS 227

Kalolias a[)|ir("'to de nuit nu liàteau d'offrande à A^ni le meurtrier des Hakshas; ear « c'est la nuit ([ur circulont les Huksluis », (( la nuit appartient aux Ixakshas, enseigne la science sainte ». C'est à la Xuit qu'on adresse cette formule de pro])itiation ; (( 0 Xuit. toi ([ui es riche en trésors de toutes couleurs, fais que je te passe sous bonne garde », moyennant (juoi (( on est C-\em[)t cette nuit-là de la visite des démons et des Rakshas ». C'est de nuit ([ue les iJakslias empoisonnèrent (?) le sang des dieux, de nuit (piils cherchent a tuer le sacrifiant qui a subi la consécration de la dlhsliâ, mais Agni meurtrier des Rakshas veille sur lui. Du côté du levant, ils sont san> pouvoir; car le soleil, en se levant, les repousse de cette région '. Mais leur temps propre, c'est surtout la sombre période de la nouvelle lune; en quoi ils s'accordent également avec les âmes des morts. Il y a un hymne del'Atharva- Véda contre « les dévorants (?) qui, durant la nuit de la nouvelle lune, se sont manifestés en masse )>; un autre, contre les carnivores « qui entrent en chasse aux em irons de la nouvelle lune »-.

Les maux que causent ces êtres de ténèbres ne sont point, naturellement, ceux qu'attribuent au pouvoir des démons ou du diable les croyances d'une ci\ilisation plus avancée. Ce sont toujours des maux essentiellement concrets, qui atteignent l'homme dans sa vie ou dans sa santé. Le démon avide se repait de sa chair et se désaltère de son sang. Son procédé habituel, à cet effet, c'est de pénétrer au corps du patient. Il est dit d'un certain démon de maladie : « Le Jâyânya a des ailes, il vole, il entre dans l'homme '. » On adresse à Agni cette prière : « Xe laisse pas pénétrer en nous le l'aksbas, ni le Yàtu de celui qui envoie des Yâtus'. »

1. Tain, .•jaiiili. I!. :.'. :.'.:.': I.n;.< ,lr Mmiu. 111, ;.'8!t:( al. V,v. II. 3. ■I. 2:5; Taitt. Saiiih. II. 1. 1. 1 (cl. (ieMner, VW. sm,l., W, ji. 167, n. 1, et .loliansson, //"/07. F,,i:<.'h., III, p. 237). VI. 1. I. 5. H. 6. 6. .3 MiUu'ihharata (éd. Cald. Ml. 7832. '

2. A. V. I. 16. 1, IV. 3G. 3. Dans cette dernière slance les mots drjarê et prati/.rûrc me sont inintelligibles.

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