‹ La religion du VédaChapitre 148 sur 380 · CL Bergaigae, III, p · texte numérisé non relu

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limitation sont sujettes ces nobles qualités. Qu'au demeurant la prétendue moralité des dieux védiques se réduise à un vernis extérieur, c'est ce que démontre surtout le cours ultérieur de l'histoire religieuse de l'Inde ; pour un âge aussi profondément pénétré de l'importance des problèmes moraux que le fat celui du 1)oud(lhisme primitif, l'idéal de la perfection morale réside en une tout autre sphère que la région où régnent les dieux ; en fait, le dieu du bouddhisme n'a d'autre fonction ni raison d'être, que de (( jouir des délices du ciel » durant des éternités.

Mais, si le dieu, en tant que dieu, n'a que de faibles attaches avec la morale, son caractère individuel peut lui en |irêter de plus étroites. On a vu plus haut' que, dès la période indo-éranienne, les Adityas, — et. plus spécialement encore, le chef de leur groupe, Varuna, — se distinguaient de la foule des autres dieux, à titre de fondateurs et de gardiens du H ta, c'est-à-dire de la loi qui régit à la fois le monde physique et le monde moral. Comme dieux des grands météores célestes, puisque telle est leur nature primordiale, ils incarnent l'ordre des destinées qui se manifeste sur la votîte du firmament. En tant qu'ils voient tout, ils ■connaissent les péchés des hommes, même les plus secrets. (( Ils distinguent ce qui est droit et ce qui est tortueux; il n'est de lointain si sublime qui ne soit proche aux yeux de ces rois. )> « Qui se tient immobile, ou qui marche, ou qui vacille çà et là, qui se glisse furtif ou qui précipite son élan, ce que deux hommes assis ensemble complotent tout bas, le roi Varuna le sait, lui troisième '. » L'ubiquité visuelle de ces dieux se personnifie en leurs « espions », qui jamais ne clignent de l'œil ■'. Peut-être même, pour le dire en passant, le symbolisme originaire des Àdityas, sur lequel vient pos-

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