‹ La religion du VédaChapitre 149 sur 380 · R. V. II.;27. 3; A. V. IV · texte numérisé non relu

R. V. II.;27. 3; A. V. IV

3. Qu'originaireinent ces espions soient les étoiles, il se peut bien, mais ne ressort pas en toute évidence des citations de Dergaigne, III, p. 167. Le concept ne devait plus avoir de sens précis pour les poètes védi(]ues; car ils n'établissent, que je sache, aucun rapport spécial

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tériciircmcnt se greffer cette fonction de surveillants du péché, nous fournit-il l'explication d'un fait assez étrange : en principe, c'est à Mitra (Soleil que devrait revenir la préséance sur Varuna (Lune) ; et, en fait, c'est bien aussi dans cet ordre que les nommait la phraséologie primitive ' ; pourtant, dans le Véda comme dans l'Avesta, c'est Varuna (Ahura) qui est monté au premier rang. Précisément, des deux grands Adityas, Varuna est celui qui préside à la nuit, et c'est le couvert de la nuit que recherchent les péchés : voilà pour(juoi il a assumé, de préférence à son frère diurne, la lutte contre le péché et pour le triomphe du I.Ua -.

Mai:*, partout où nous chercherons à analyser les notions de péché et d'expiation, nous rencontrerons, côte à côte ou se confondant en partie, les deux grands cycles de concepts qui nous sont apparus déjà dans l'étude des rapports de Varuna et du Rta : d'une part, le péché est une entité qui, de par sa nature propre, cause la perdition du pécheur ; de l'autre, c'est une entité qui cause sa perte en vertu de l'intervention vengeresse des dieux-

Il est indispensable d'insister quelque peu sur ce point et d'examiner en détail la manière de concevoir le mode d'action du péché.

D'aljord, le péché a une existence à lui : c'est un être indépendant. Les maladies et autres puissances nuisibles, nous lavons vu, passent pour des substances réelles, plus ou moins fixes, parfois aussi fluides que l'air, qu'ori peut diluer dans l'eau, consumer au feu, bannir au moyen de charmes et d'amulettes. Tout de même en est-il du péché

entre les espions et la nuit. Et Ton n'avait d'ailleurs besoin d'aucun suVjitratum naturaliste pour attribuer des espions à des dieux pour qui rien n'était caché.

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