‹ La religion du VédaChapitre 151 sur 380 · II. V. II. 29. 5, et cf. A. V. IV. 16. tJ, VIII · texte numérisé non relu

II. V. II. 29. 5, et cf. A. V. IV. 16. tJ, VIII

LE MOXnF. niVIN ET LE MONDE .MORAf. 2 \r)

tlii dt'lin(|uant. coiniiiis dans le sommeil '. il n'importe, eest un péché. Cet aspect tout concret du péché, joint à la façon de se le représenter comme une substance nocive et morbide, aboutit à une conséquence qui parait caractériser partout les conceptions morales dans leur primitive irrossiéreté : la faute ne s'attache point au seul coupable ; elle peut, par les voies les plus diverses, passer à d'autres individus -: La voie la plus courte, à cet effet, c'est le rapport de filiation : la faute passe du père au fils '. La foriutile du poète qui demande l'absolution « de tout j^éché de tromperie que nous avons hérité de nos pères ou que nous avons commis nousmêmes de nos propres personnes » (R. V. VIL 86. 5), donne à entendre que telles sont, dans la croyance générale, les deux tares de péché les plus communes : acte personnel, hé redite paternelle. Mais il y a d'autres manières d'en être affecté : l'oiseau noir qui porte sur soi la substance omineuse issue de la déesse Xiriti (Perdition), peut la laisser tomber sur un homme avec sa fiente ; si la victime du sacrifice sanglant vient à mugir ou à ruer, il en résulte un péché pour le sacrifiant ; les lamentations des pleureuses souillent de péché la maisonnée ; Trita. sur qui les dieux <( se sont essuyés ))dupéché,« s'en essuie à son tour <ur les hommes' ». A tout moment apparaît, dans les textes relatifs à l'absolution des péchés, le souci d'être obligé d'expier « la faute commise par autrui ' ». y compris celle a dont les dieux se sont rendus coupables •■• ». et inversement, le constant effort

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