‹ La religion du VédaChapitre 159 sur 380 · APERÇU GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL

donation promise au cas d'obtention d'une certaine ^ràce, puis accomplie, n'est en réalité qu'un sacrifice de supplication sous condition suspensive.

Il y a encore (|uelques types de sacrifice, qu'on pourrait être tenté de rapporter à celui de l'action de grâces, et qui, tout compte fait, sont suspects de fausses apparences. Dans une énumération de rois « sacrés selon le mode solennel auquel préside Indra », nous lisons de chacun d'eux qu'il (( a promené i)ar toute la terre sa marche victorieuse et offert le sacrifice du cheval ' ». Le sacrifice du cheval serait-il par hasard l'action de trràces d'un grand triomphateur? Il se peut qu'il le soit devenu; mais il suffit, selon moi, d'examiner d'un peu près le rituel de cette solennité, pour se convaincre qu'elle ne fut, à l'origine du moins, qu'une évidente supplication. Le sacrifice du cheval doit assurer au sacrifiant la force irrésistible, la victoire, un règne comblé de splendeur et de richesse'. Si la supplication, dans ce cas, présuppose des succès antérieurs, ce n'est point, en principe, que le suppliant en rende grâces : la pensée fondamentale, ici, c'est que l'humble et le faible n'ont que faire de pareils souhaits; et aussi voit-on qu'un sacrifice de ce genre constitue un vrai danger pour qui s'en ingère sans y être qualifié, « les eaux le balaient, celui qui, sans avoir pour 'cela la force nécessaire, célèbre le sacrifice du cheval' ».

L'oblation mortuaire à la suite d'un bonheur de famille, d'une naissance, d'un mariage', n'accuse par son rituel aucun indice qui permette de l'envisager comme un remerciement aux ancêtres censés les auteurs de cette joie. Les

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