Cf. Hillebrandt, Fe.<rfiru.<.< an BôhtUnuL. p. 40 sq
3. Taitt. Br. cité Hillebrandt, loc. cit. — Ce n'est pas la seule application de cette idée, qu'il y aurait certains sacrifices ou certaines formes de sacrifice, d'efficacité particulière, monopole exclusif de l'honime heureux et puissant : le sacriflce offert, non à Indra tout court, mais au « grand Indra » (Mahëndra), ne peut l'être que par un personnage parvenu au sommet de la prospérité {tjataçrt); cf. Webor, Inff. Stud., X, p. 150.
4. Caland. ûIkt Tocltenrerc/irunn. P- 36 .sq., et Altind. Ahrienrult, p. 37 sq.
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membres défunts de la famille ont droit, au même titre que ses membres vivants, à leur part de banquet et de réjouissances : voilà tout; rien de plus, sauf peut-être encore cette idée, que celui qui est favorisé d'un grand bonheur a toute raison de craindre les puissances sinistres et partant de chercher à les concilier.
De tous les sacrifices, celui qui ressemble le plus à une action de grâces, c'est celui que prescrit dans les termes suivants un texte de Sûtra ' : « Si un homme qui a installé les feux de sacrifice vient à tomber malade, qu'il sorte du village : ... les feux, dit-on, aiment le village; regrettant le village, désireux de retourner au village, il se peut, enseignet-on, qu'ils lui rendent la santé ; revenu à la santé, il offrira un sacrifice de sôma, ou un sacrifice sanglant, ou une oblation ordinaire, et retournera à sa demeure précédente ; ou bien il y retournera sans faire oblation. » Peut-être, d'après l'analogie des autres cas ci-dessus, verra-t-on ici encore un sacrifice de supplication en vue de la santé future. Mais il faut bien reconnaître qu'une supplication de ce genre ressemble fort à une action de grâces : il est donc au moins très probable que de ce type de supplication a pu naître et se développer au cours des temps un type de sacrifice de gratitude.
Nous avons maintenant à nous demander comment agit le sacrifice, par quelle voie il procure à l'homme les grâces souhaitées.
Aucun doute n'est possible sur la donnée rudimentaire qui le domine : le sacrifice est un don qu'on fait monter jusqu'au dieu; il doit, dans la pensée du sacrifiant, agir sur les intentions de celui-ci, non point par voie de contrainte, mais en captant sa toute-puissante bienveillance, qui dès lors s'exercera utilement en faveur du fidèle-.