‹ La religion du VédaChapitre 162 sur 380 · Références dansBergaigne, II, p · texte numérisé non relu

Références dansBergaigne, II, p

Indra, « devenu l'appui du sacrifiant, et en tout combat j'ai terrassé ceux qui ne sacrifient point » (X, 49. 1. Dans une formule d'origine plus récente, le sacrifiant interpelle le dieu : « Donne moi, je te donne; dépose pour moi, je dépose pour toi ; offre-moi présent, je t'offre présent\ » Mentionnons enfin la formule dite sûktavâka, qui ramasse en quelques mots toutes ces données-. Les oblations faites, le prêtre dit : (( Le dieu (un tel) a agréé cette oblation : ainsi il s'est fait une force plus grande. » Et le sacrifiant répond : « Puissé-je, à la suite de la victoire du dieu (un tel), vaincre moi-même! » C'est toujours sur le dieu qu'agit immédiatement le sacrifice : la récompense sur laquelle compte le suppliant ne vient que de la main du dieu ; son bien-être est une résultante du bienêtre du dieu, qui lui-même procède du sacrifice. Il sait qui il est et à qui il parle, mais sans éprouver aucun sentiment d'infinie distance ni de personnelle indignité ; car il invoque une vieille amitié, pour laquelle il trouve même parfois des accents pénétrants à force de simplicité confiante, et il apporte son offrande au dieu, « en lui serrant la main », comme dit un de ces antiques poètes. Il compte bien sur un don en retour; mais c'est outrer son espoir, que de faire du dieu le débiteur du morteP, et d'imaginer quelque droit supérieur qui l'oblige à acquitter sa dette. Créance ou non, d'ailleurs, le sacrifiant est bien convaincu que, dans la situation où il se trouve par rapport au dieu, celui-ci pourra difficilement se dispenser de lui rendre avec usure ses bons procédés.

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