‹ La religion du VédaChapitre 168 sur 380 · Taitt. Saïuh. II · texte numérisé non relu

Taitt. Saïuh. II

2. Il n'y a en principe aucune ditlùrence entre les procédés usités pnur apaiser un dieu, soit qu'une faute l'ait irrité, soit qu'il agisse sans provocation et en vertu de sa seule nature nocive : cf. supra p. 210. Parmi ces procédés, il y en a un qui consiste à lui abandonner, comme substitut de l'homme dont il menace la vie, une partie insignifiante du corps de celui-ci ou une image (jui le représente ; mais les cas de ce genre sont, dans le culte védique, d'une extrême rareté. J'y rangerais, pour ma part,rol)lation de cheveux aux Mânes: voir la section du culte des morts. Le gâteau en forme d'assiette des Varunapraghàsàs (voir le texte ci-dessus) n'est pas, suivant moi, le « voult » du pécheur, mais le récipient du fluide peccatif (ibid.). On a dit que la victime animale offerte h Agni et Sôma dans le sacrifice de .sôma était une rançon de la per.sonne même du sacrifiant: pour moi, c'est là une erreur absolue ; cf. infra, p. 285, n. 4. Je ne crois pas non plus que, dans le sacrifice oSert par celui qui a rompu un vœu de chasteté, l'âne périsse à titre de substitut du pécheur : cf. infra p. 282.

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