‹ La religion du VédaChapitre 179 sur 380 · Kàtyây. XXII · texte numérisé non relu

Kàtyây. XXII

PAilT RESPECTIVE DU SACRIFIANT ET DES OEITCIANTS 285

ÉvcntucUeiuciit lidéo se modifie un peu : il est telle substance ([uc l'on peut consommer, si l'on s'y est pré|)a ré comme il faut par les consécrations api)ro[)riécs, mais dont un sacrifiant moins l)i('n armé devra s'abstenir. La cérémonie du Pravargya est dans une certaine mesure entachée d'un ca^ ractèrc oniineux, et aussi fait-elle l'objet d'une doctrine ésotérique. Il y fi.uure une oblation de lait aigre ', dont les prêtres qui ont subi la consécration deladiksha mangent les restes; pour les autres, il leur est, sinon prescrit, du moins recommandé de se contenter d'une « consommation par riialeine », c'est-à-dire de humer le niels '-.

Le sacrifice du bunif à Ivudra, le dieu terrible, s'accompagne des prescriptions (pii suivent : <« On n'en mangera point ; on n'en apportera rien dans le village; » — il faut savoir ([uele sacrifice a été accom[)li en un endroit hors de portée de la vue du village ; — « car ce dieu dresse des embûches aux êtres. Le sacrifiant n'aura garde de laisser ses gens s'approcher de l'emplacement du sacrifice'. )^ Il eut été dil'Iicile de mieux préciser le fondement de l'abstention prescrite : on voit qu'elle n'est au fond ({u'une des nombreuses précautions inspirées par le danger de frayer avec la puissance à qui l'on fait offrande\ tout comme la recommandation de sacrifier en une place que l'on ne saurait voir de[)uis le village, et d'où par suite le village non plus ne

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