‹ La religion du VédaChapitre 183 sur 380 · Pane. Br. XXI · texte numérisé non relu

Pane. Br. XXI

5. ^'oi^ la section relative â la '/i/.s/iû et au bain (jui clôt le sacrifice .

OLDENBERG. — Vvdu 19

qui ïs'appréte à offrir un sacrifice de sôma : ce feulà aussi relève irréfragablement de la magie. — Dans les sacrifices solennels qui comportent trois feux, le troisième, celui qui est situé au sud de l'emplacement, me paraît procéder immédiatement de l'ancien feu magique destiné à bannir les mauvais génies ; car le sud est la région d'où nous menace l'approche sinistre des âmes défuntes et des démons qu'elles traînent à leur suiteV Or c'est précisément à l'oblation mortuaire que ce rôle exorcistique du feu apparaît avec le plus de clarté : évidemment, selon la croyance reçue, c'était en compagnie des morts que les esprits malins avaient le plus aisément accès au sacrifice. De ce feu du sud on distrayait donc un tison, qu'on déposait plus loin encore au sud, avec prière à Agni de chasser tous les Asuras qui sous diverses formes viendraient de ci ou de là-. — Mentionnons enfin le «feu d'armée » {senàf/7H)\ qu'on emporte à la bataille, et celui par lequel, après les obsèques, les survivants bannissent les puissances meurtrières''. — Ce court aperçu suffit à montrer les profondes racines qu'a poussées l'institution du feu magique et l'immense extension qu'elle a prise dans tous les domaines du culte védique.

Mais la fonction essentielle du feu dans ce culte, c'est, comme on sait, celle de feu sacrificiel, véhicule de l'oblation aux dieux. On n'y répand pas cependant toutes les oblations : dans certains cas, notamment à l'adresse des déités aquatiques, on verse l'offrande dans l'eau"; aux offices mortuaires, on la dépose dans des fosses'' ; certaines offrandes à Rudra ou à des démons de même nature sont jetées en l'air, enterrées dans une taupinière, suspendues à un arbre\ Mais

Page 1