Voir la section du culte des morts
7. Katy. V. 10. 13 et 18; Weber, //((/. Stad., X, p. 312; Hir. G. S. IL 9, 5.
FEUX SACUÉS 291
en principe on peut et doit maintenir que le rituel védique, dans la forme qui nous est parvenue, repose sur Tinstitution du feu du sacrifice.
Dans la forme, dis-je, qui nous est parvenue ; car, à mon sens, et abstraction faite même des cas où l'on fait oblation dans l'eau ou ailleurs, là même enfin où intervient le feu, se laisse entrevoir clairement encore la survivance d'un usage antérieur et différent. Rappelons nous la description que nous donne Hérodote' du sacrifice sanglant dans le rite des Perses: quand les Perses veulent sacrifier, ils n'élèvent point d'autel ni n'allument de feu ; le sacrificateur « dépèce la victime membre à membre et en cuit la chair; il étend une jonchée d'herbe la plus tendre, de trèfle préférablement, et il y étale toute la viande; après quoi, un mage assistant chante la théogonie, — tel est le chant prescrit pour la circonstance, suivant ce qu'on m'en a rapporté, — car sans un mage il est interdit d'offrir un sacrifice; puis, au bout de quelque temps, le sacrifiant enlève la viande et en fait ce qu'il lui plaît. » L'intime connexion de la liturgie des Àryas Perses avec celle de leurs frères de l'Inde saute ici aux jeux: le mage chantre est le liôtar du Véda, le zaotar de l'Avesta ; l'herbe étalée s'appelle dans le Véda le bar/iis- et dans l'Avesta le barestitan\ La seule différence est dans la fonction de cette jonchée: