‹ La religion du VédaChapitre 188 sur 380 · Voir la section du mets d'ofïrande · texte numérisé non relu

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2. Nous ne nous occupons ici que des types principaux du l'eu du sacrifice, et encore dans les grandes lignes seulement: il nous est impossible d'entrer dans l'infinie complexité du détail.

3. Il est presque certain que l'esquisse générale de cette évolution remonte à une époque antérieure à l'âge du Kig-Véda. Voir : Lud-

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une teclmique plus savante, qui exigeait la présence de trois feux, et les sacrifices de ce genre, notamment celui de sOma, accaparèrent lattention et les préférences des teclmiciens, qui y renchérirent de raffinement sacerdotal. L'origine de cette pratique, sur laquelle on ne peut hasarder que des liy[)othéses, est peut-être ({ue, le feu sacré unique et permanent ne suffisant pas à l'accomplissement de rites de plus en plus complexes, on fut obligé de le répartir en trois foyers ; mais, dans le rituel tel que nous le possédons, le feu unic^ue, dit domesti([ue, coexiste simultanément avec la triade du sacrifice. Tout chef de famille entretient le feu unique et y accomplit les rites qui s'y rapportent; les grands et les riches doivent en outre établir chez (hix les trois feux et fonder ainsi un centre de culte d'une certaine importance, autour duquel s'assemblent des brahmanes, des sacrificateurs et autres prêtres qu'ils hébergent en grand nombre '. Il y a des cérémonies communes au rituel du feu uni(jue et à celui'des trois feux : l'oblation quotidienne du matin et du soir, les fêtes de la néoménie et de la pleine lune se célèbrent essentiellement de la même façon dans l'un et dans l'autre, bien que le cérémonial avec le feu unique soit plus simple ; dédoublement liturgique qui à coup sûr était étranger à l'institution primitive. Mais certains rites, au contraire, appartiennent exclusivement à l'un ou à l'autre: les sacrements domestiques, par exemple, ne s'administrent que devant le feu unique ; le sacrifice de sôma exige impérieusement la triade'.

l^'aut-il voir dans cette triade la fusion de trois cultes distincts et spéciaux du feu? C'est ce qui a été enseigné, non

wijr, R. r., III, p. 355, et Oldenberg. Swi\'<l Rcm/.." oJ' titc Ecifit, XXX, p. X. n. 1.

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