‹ La religion du VédaChapitre 189 sur 380 · Çatap. Br. II · texte numérisé non relu

Çatap. Br. II

2. L'ol)lation de gûteau.v: et le sacrifice sanglant admettent optionneilenient l'un et l'autre, et, de tous les grands sacrilioes, celui de sôma est le seul dont les trois l'eu.v aient le monopole : il e.st donc permis de croire que c'est précisément dans ce type de .sacrifice ((ue la triade a pris naissance. Sic Knauer, Festfjr. un Hoth, p. 64.

pas seulement à titre de conjecture, mais de proposition évidente par elle-même \ et certes l'idée était séduisante; mais, pour ma part, je ne saurais découvrir dans les données de fait du rituel védique un simple indice qui fût de nature à Tappuyer. Nulle part la distribution des divers rites entre les trois feux ne laisse supposer que la liturgie attachée à chacun d'eux ait pu être jadis la propriété particulière et exclusive d'un certain groupe sacerdotal- ; partout, au contraire, il s'agit d'une coopération des trois feux à un seul et même rite, coopération dans laquelle chacun d'eux assume une fonction qui lui est exclusivement ou du moins plus particulièrement assignée.

En tête se place le feu « du maître de la maison », le fjfu'hajmtr/a, qui lisiblement représente l'antique feu domestique du foyer : il est le seul qu'on entretienne perpétuellement ; c'est à lui qu'on emprunte de quoi allumer les deux autres, lorsqu'on s'apprête à célébrer un office qui les requiert. Si l'on part en voyage, on prend cong;é du gâvhapatija, puis du feu âhavanlya ci-dessous ; en revenant, on salue d'abord Tâhavanïya, puis le gârhapatya: ce dernier est donc, en quelque sorte, un point central, que l'on quitte le premier, que l'on retrouve le dernier'^ L'âhavanïya ou « feu des oblations » est situé à l'est du précédent. La différence qui les sépare ' est ainsi définie par un Brâhraana = : « Ceci est l'âhavanïya : il n'est pas fait pour qu'on y cuise ce qui n'est pas cuit ; mais il est fait pour qu'on y verse en oblation ce qui est cuit. » Ainsi, le gârhapatya est, pour ainsi dire, le feu destiné aux usages de la vie quotidienne, aux apprêts de toute sorte, cuisson des mets, chauffage des

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