FF.UX SACRES
récipionts, etc.'; laliavanlva, c/cst la riainiiic où les dieux s'emparent de Toblation'.
Le troisième feu, anrrdiârijapdcdna <~( feu de la bouillie anrâliârya ■' )), ou dah-shinâfjni « feu du sud », assume la fonction qui convient à sa place: il est en relation spéciale avec les Mânes et les démons. On aadmis plus haut' que son rôle était d'écarter du sacrifice les puissances capables de le troubler: mais, de plus, il reçoit les offrandes qui leur sont destinées. 11 eût été difficile, en effet, de les confier à rahavanïya, quon eut ainsi exposé au contact des êtres impurs. Le gârhapatya « appartient au sacrifiant, le sacrifiant est la déité du gârhapatya », tandis que le dakshinâgni i( appartient au rival hostile' ». Le gârhapatya protège contre le danger qui vient des hommes; le feu du sud, contre celui qui vient des pères (Mânes)". A la fête du sacre d'un roi, on distrait du dakshinâgni un brandon, dans lequel on fait une oblation pour bannir les malins esprits, et la formule afférente est : « Tué est le démon' . » A la même fête, sur un autre brandon également emprunté au feu du sud, on verse une oblation destinée à Niriti, la déesse de la perdi-
1. On peut, au surplus, se demander si ce chauffage (cf. suprap. 288). auquel on aperçoit à peine une destination pratique, ne serait pas une pratique magique en vue de détruire toute substance nocive qui adhérerait aux vases. Il s'accompagne d'une formule qui toutefois n'est guère probante : « Brûlé est- tout démon, brûlé est tout être impur »; Hillebrandt, N<m- u. Yollmonchopfi;r, p. 2?. D'autre part, si l'acte est magique, pourquoi n'est-ce pas le troisième feu (ci-dessous) qui y intervient?
2. Tel est incontestablement leur rapport essentiel et, si je ne me trompe, originaire. Mais, dans le détail des manipulations pratiques, leurs fonctions se sont contaminées: Çat. Br. I. 7. 3. 26 sq.: Kàty. I. 8. 31-35 ; Hillebrandt, op. rit., p. 65, n. 4; etc.
3. Cette bouillie est le salaire des officiants au sacrifice des syzygies: Hillebrandt, p. 44 et 133. Si on l'apprête sur ce feu (Kàty. H. 5. 27), c'est peut-être simplement que, à titre de dal,:-<hina « salaire du prêtre », elle a paru devoir relever du daL^hinâfini.