‹ La religion du VédaChapitre 209 sur 380 · V. l'article de Weber cité plus haut · texte numérisé non relu

V. l'article de Weber cité plus haut

4. Les bouddhistes, eux aussi, rattachent au sacrifice du cheval le sacrifice humain : Sainyutta-Xif.ciya, vol. I, p. 76.

5. Chez les bouddhistes, le commentaire du Jàtaka (vol. 111, p. 44) mentionne un type de sacrifice solennel où Ion immole toujours quatre victimes de même espèce, éventuellement aussi quatre hommes. Mais c'est là encore, sinon un jeu de pure imagination, du moins un chef-d'œuvre de technique sacerdotale, qui na ri«n de populaire ni d'authentique.

survivances d'une religion de cannibales, soit offrandes expiatoires où la vie d'un homme est immolée en satisfaction de quelque meurtre commis ou causé', il m'est, pour ma part, impossible de découvrir aucun indice sûr dans l'Inde vé dique. Q)uant aux légendes plus ou moins anciennes qui relatent de pareils sacrifices', il n'est pas moins impossible d'en apprécier la valeur documentaire.

L'oblation la plus relevée de tout le culte védique, c'est le sôma. L'homme, dans le sacrifice, ne se borne point à assouvir la faim et la soif de son dieu : il lui procure en outre une ivresse à laquelle il prend part lui-même. Il a déjà été question plus hauf do cette boisson enivrante, offerte aux dieux, et plus particulièrement à celui de l'orage ; on a vu que cette coutume remonte, selon toute probabilité, à la période indoeuropéenne, et qu'alors le breuvage devait être une sorte dhvdromel propre à ce temps. On a vu aussi qu'à l'époque indo éranienne s'y substitua le suc extrait par pressurage de la plante à sôma'. On le modifia par diverses mixtures, surtout en y mêlant du lait, et ce dernier mélange, lui aussi, remonte certainement aux Indo-Éraniens'. Dans le Véda. le sôma est fort souvent dénommé rnadlin (( miel », et l'on a

1. 11 n'est pas impossible que l'exécution même d un criminel ait pris l'aspect et le caractère d'un sacrifice humain : cf. Apast. Dh. I. 25. l-Z. Mais je n'ose me prononcer sur ce point, qui sans doute relève de l'étude de l'ancien droit pénal.

2. Légende de Çunahçëpa [supra, p. 260]; conte bouddhique de rois prisonniers sacrifiés a une divinité silvestre (Jâtaka. vol. III, p. 160l ; etc. — Selon la première, un roi qui avait promis d'immoler son fils à Varuna et n'avait pas accompli son vœu, pour détourner le courroux du dieu, se mit en devoir de lui sacrifier un jeune brahmane, qui remplacerait la victime animale dans l'ottice solennel du /"«/'«- .''ûyd. L'infortuné implore les dieux, qui le délivrent, et Varuna remet au roi son péché. A la fête du râ/a.'>rii/a, le prêtre récite cette histoire au roi sacrifiant, afin de le libérer de tous liens de Varuna: XVeber. ïil/er rloiiRâja.-<ùya,j). 52. Cet auteur conjecture (p. 47), non sans vraisemblance, que le rôjas^ûtia comportait au temps jadis un sacrifice humain et que cette récitation a pour objet d'en accentuer l'abolition.

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