‹ La religion du VédaChapitre 213 sur 380 · Kauç. S · texte numérisé non relu

Kauç. S

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(( maître du sacrifice )). Le liig Véda abonde en passages où il est dit que « les Vasishthas adressent leurs prières à Agni » ou que « les Bharadvâjas louent Indra devant le sôina (|u"ils ont pressuré » : mais il ne faut pas s'y tromper, il ne s'agit nullement ici de .sv/r/v^ (/entiliciti. (Je sont tout uniment des brahmanes de telle ou telle de ces familles, qui officient au profit d'un riche laïque, probablement d'un roi, et qui ont composé ces hymnes pour la circonstance. La constitution de la société hindoue exclut même la possibilité d'un culte célébré par la communauté du ])euple et d'un sacrifice d'Ktat. vSans doute, il est des sacrifices qui ont pour objet unique, principal ou accessoire le bien public : dans ce cas, le sacrifiant, au sens technique, c'est le roi. Au sacrifice du cheval, une prière fort explicite montre que les rites ont en vue les intérêts du peuple autant que ceux de son chef. « Puisse », récite l'adhvaryu, « le brahmane naître en sainteté, plein de l'éclat de sainteté ! fouisse le prince naître en majesté royale, héros, archer, guerrier au tir robuste, aux chars invincibles ! [naître] laitière la vache, robuste letaureau de trait, rapide le cheval, féconde la femme, victorieux le soldat, éloquent le jeune homme ! Puisse ce sacrifiant avoir pour fils un héros! Que Parjan\a nous donne en tout temps la pluie à souhait ! Que pour nous le blé mûrisse abondant! Puissent notre travail et notre repos être bénis' ! » Ces formules, on le voit, embrassent la contrée et le peuple, ou tout au moins les brahmanes et les guerriers; quant au tiers état, il est intéressant de constater qu'elles ne le mentionnent pas, mais seulement le labourage et le pâturage, qui tiennent bien plus à cœur à ces grands seigneurs. Mais, d'une forme où l'on eût pu prier et sacrifier directement au nom du peuple, il n'est nulle part question : le sacrifice du cheval fut et resta un sacrifice offert par le roi.

Il n'appartiendrait qu'à une étude sur le droit public et privé de l'Inde d'insister sur ces questions. Il ne faut plus ([ue mentionner une exception unique, et probablement de

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