Mahàvagga [Yinaya-Pitaka], X
2. Cf. Vasishtha-Sm. 19.3 sq., et BiUiler, note sur Gaut. 11. 17.
3. M. Geldner a traité la que.stion, Ved. StucL, II, p. 143 sq. ; mais je ne puis me mettre d'accord avec lui que sur un petit nombre de points.
4. Lois ch; Manu, VII, 78, et cf. IV, 179. — A ne considérer que II. V. I. 94. 6, on pourrait sans doute être tenté de croire, avec ^I. Geldner (p. 144), que le purôhita était « un rtcij (prêtre officiant) dans le propre sens du mot « ; mais, si 1 on rapproche ce passage de tout ce que nous savons de la question, il ajjparaît que le poète ne doit point être pris à la lettre. Il identifie successivement Agni à divers rtcijas, puis il le qualifie de purôhita, dignité qui a des connexions assez étroites avec les offices des rtcijag pour figurer immédiatement après eux dans le même contexte. Iliwursuit: « Tu connais
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de son office; et, étant donnée la minutie que déploie le rituel sur ces questions de compétence, c'est assez dire quil n'y avait point, en effet, de règles à ce sujet'. Toutefois, en fait, il n'était pas rare que le chapelain assumât une des fonctions des officiants; et, dans ce cas, sa situation prépondérante le désignait naturellement pour la plus considérable: quelle était-elle? Je crois qu'elle a varié au cours des âges: tant que vécirt et fleurit l'art des poètes auxiliaires du culte, la première place revint au prêtre qui savait réciter leurs stances majestueuses, qui souvent même en savait composer de pareilles, en un mot, au hôtar; mais, lorsque s'épuisa cette veine et qu'on se borna désormais à répéter en liturgie figée les hymnes traditionnels, la préséance passa à un prêtre différent ou même, semble-t-il, nouveau', aubrahman chargé de surveiller tout l'ensemble des opérations liturgiques.
Aussi voit-on que, dans l'ancienne littérature, le purôhita remplit de préférence la fonction de hôtar', dans la nouvelle, celle de brahman. Du premier cas le Rig-Véda (X. 98) nous fournit un exemple classique dans la personne de Dêvâpi, déjà nommé : «alors que Dêvâpi le purôhita, choisi pour remplir l'office de hôtar, se fut plongé en faveur de Çamtama dans une pieuse et fervente méditation, Brhaspati lui fit la grâce de lui accorder une formule procurant la
tous les offices de rtvij. » Il est bien évident qu'un jwète peut s'exprimer ainsi, sans pour cela admettre que le ijurôhita soit, rigoureusement parlant, un itvij.
1. A moins qu'on ne veuille voir une pareille règle dans les passages du genre de Ait. Br. VII. 26, sur lequel je vais revenir. — On observera en particulier qu'au sacre du roi certaines fonctions sont expressément dévolues « à l'adhvaryu ou au purôhita » : Çatap. Br. V. 4. 2. 1, 4. 4. 15; Kâty. XV. 5. 30. Il est clair que l'indication de l'adhvaryu appellerait ici l'indication non moins technique de quelque autre officiant, du brahman par exemple, si précisément la fonction du purôhita n'avait été, par rapport aux fonctions des officiants, en quelque sorte une quantité incommensurable.