Cf. infra p. 337, sq
3. C'est aussi, en principe, semble-t-il, celle qui revient au sacrifiant laïque, lorsqu'il fait en même temps l'office de prêtre: Apast. Çr. S. XII. 17. 2; Gôbh. G. S. I. 9. 9.
LE purOiiita 325
pluie, entendue par les dieux». C'est ainsi qu'Agni, divin chapelain des hommes', est également le hôfar par excellence', et que les deux personnages invoqués dans la litanie âprï sous le nom de « liôtars divins » le sont aussi comme (des deux purôhitas » '. En sens inverse, c'est expressément la fonction de brahman qu'assigne au chapelain le texte brahmanique qui prévoit le cas suivant': il est telle portion du mets d'offrande que doit consommer le sacrifiant; mais, si le sacrifiant n'est que kshatriya, il n'en a pas le droit: à qui la donner? au brahman; « car, chez un kshatriya, la place qui convient au purôhita est celle de brahman ; or le purôhita est le demi-moi d'un kshatriya». Un autre Brâhmana' raconte qu'Indra révéla à Vasishtha certaines formules mystiques, puis termine le récit en ces termes; «C'est pourquoi se multiplièrent les êtres qui eurent pour purôhita Vasishtha; c'est pourquoi il faut élire brahman un prêtre de la famille de Vasishîha: ainsi l'on se multiplie '^ . » Aussi Brhaspati, le chapelain des dieux, devient-il dans la littérature védique plus récente leur brahman". De tous ces faits
1. Le R. V. confère aussi déjà à Brhaspati la dignité de purôhita: II. 24. 9, IV. 50. 7. La différence entre eux parait être qu'Agni est le chapelain des hommes, Brhaspati celui des dieux.
2. Agni est dit à la fois hôtar et purôhita: I. 1. 1, III. 3. 2, III. 11. 1, V. 11. 2. Et, en le qualifiant de purôhita, on l'entoure de termes techniques qui implicjuent la fonction de hôtar: VIII. 27. 1, X. 1. 6.
3. R. V. X. 6G. 13. Bien plus, R. V. X. 70. 7 les désigne simplement par les mots purôhitac rtcijâ, en omettant le terme technique /i(7M/ï7, qui ligure partout ailleurs.