‹ La religion du VédaChapitre 22 sur 380 · Cf. Zuit^chrift, ctr., loc. cit., p · texte numérisé non relu

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de teneur plus fluide', se prêtaient donc sans effort à un rajeunissement progressif.

Il va de soi que le contingent d'informations qu'elles nous apportent sur les dieux védiques est presque négligeable en regard de celui que fournit le Rig-Véda. Les dieux, c'est ici l'accessoire : ils donnent l'impression d'une simple figuration introduite çà et là comme au hasard, et les tâches qu'on leur assigne au petit bonheur dans les opérations du sacrifice ne paraissent guère en accord avec leur vraie nature, dont les auteurs de yajvM n'avaient plus qu'une conscience assez confuse. D'autant plus grande est l'importance de cette littérature pour l'étude de la liturgie du sacrifice, ([u'elle suit pas à ])as jusqu'en ses rites les plus minutieux : sans elle, nous en serions presque réduits sur ce point au témoignagne des Brâhmanas et des Sûtras, autorités de date sensiblement postérieure ; elle seule peut nous donner (quelque idée de la façon dont les prêtres se représentaient le processus mystérieux, le jeu varié de vertus naturelles ou magiques dont ils douaient l'essence ou les en tours du sacrifice, et des moyens que la teclini(jue du culte leur suggérait pour ranger ces puissances à leur obéir.

L'Athauva-Véda.

Le troisième des Védas qui nous intéressent-, l'Atharva- Véda, de style plus souple, mais plus négligé aussi, que le Rig-Véda, ressemble fort à la dernière manière de ce recueil ■ ; car les morceaux de magie et le rituel du culte domestique en constituent le fonds essentiel'. Le Rig-Véda

1. Pour plus de détail sur ce point, voir Htjmm'n r/es Jjfrjrcchi. I, p. 352.

2. Il y a quatre Védas. Mais le Sauui-Véda. ou recueil des mélodies appropriées au culte, est pour nous sans intérêt : les textes auxquels s'api)li(iuent ces mélodies sont i)resque tous empruntés au Ilig-Véda;

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