Kâty. IX. 8. 8 .sq. ; Weber, p
4. Le second adhvaryu, c'est le pratiprasthâtar, absolument inconnu des textes les plus anciens : plus bas (p. 33i), nous essaierons de justifier une conjecture suivant laquelle ce serait un autre prêtre, l'agnidh, nommé dans la liste ci-dessus, que la liturgie primitive aurait considéré comme un deuxième adhvaryu. — Le second pra-
solennel de l'adh-saryu eût pu omettre tels officiants de même rang et importance que ceux qu"il visait, les servants subalternes restant, bien entendu, hors de cause. Un autre prêtre, dont le caractère adventice est indéniable, l'acchâvâka, lorsqu'il demande à être admis avec ses confrères à la compotation de sôma, interpelle à cet effet (( le sacrifiant, le hôtar, l'adhvaryu, l'agnïdh, le brahman, le jDôtar, le nështar, l'upâvaktar' ». Enfin, Ténumération des officiants que nous estimons relever du sacrifice primitif répond à peu près à celle des prêtres dont chacun, au sacrifice de sôma, a son autel à feu [d/t isJniya) et son gobelet [carnasa] personnel-, et le peu qu'il s'en faut n'est pas de nature à altérer la corrélation qui nous confirme dans notre opinion.
Dans l'Avesta, le sacrifice de haoma requiert la présence de huit prêtres-': rapprochons-les de nos sept officiants védiques. Un fait considérable et depuis longtemps constaté, c'est l'identité absolue du plus important, du premier d'entre eux, dans l'un et l'autre rituel: le hôtar védique, qui récite les longues séquences de stances, répond au zaotar avestique, qui psalmodie les gâthâs. Les noms et fonctions des autres officiants de l'Avesta rappellent, de leur côté, toutes les maijipulations requises comme de première importance au sacrifice védique de sôma : lavage, pressurage, filtrage, mixtion avec le lait, puisage de l'eau nécessaire à divers rites, entretien du feu sacré. Mais ces dénominations et, nous le verrons, ces fonctions elles-mêmes ont été sujettes à changement et interversion, en sorte que le reste du chœur sacerdotal védique et avestique n'accuse plus de corrélation directe, sinon isolément çà et là, et encore par voie de con-
çâstar, si par là il faut entendre racchâvâka (cf. la scolie sur Kâty. IX. 8. 10 in fine), parait également de création moderne : infra p. 339, n. 1, et d'ailleurs le duel pracâstârau pourrait s'expliquer simplement par le parallélisme avec Mitra- Varuna, postulé par la formule.
1. Ce dernier est le même que le praçâstar. — "Voir, sur ce rite et la formule afférente: Kaushit. Br. ;l'8. 5; Çâiikh. Çr. S. VII. 6. 7; Açv. Çr. S. V. 7. 3 ; Kûty. IX. 12. 11.