Hillebrandt, op. cit., p. 90 sq
6. Le R. V. mentionne une fois « les deux adhvaryus » : II. 16. 5; cf. I. 181. 1,X.52. 2. Étant donné le parallélisme ci-dessus, il est bien permis de se demander s'il n'entendrait point par là l'adhvaryu et l'agnidh, au lieu de l'adhvaryu et du pratiprasthâtar qu'associe la liturgie postérieure. Ce n'est là, bien entendu, qu'une simple hypo-
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Le prêtre désigné par les noms dWcvs cV nparahtai' « interpellateur », pnirâstar (( donneur d'ordres )) et inaitrficaruna (( prêtre de Mitra et Varuna », ne ligure pas aux petits sacrifices tels que celui de la nouvelle et de la pleine lune ; mais il se joint aux précédents pour le sacrifice sanglant et le sacrifice desôma. Sa fonction est double. Comme l'indiquent ses deux premiers noms, il a souvent, au cours du sacrifice, à donner un ordre (pf(iis/u() à quelque autre officiant : cette jmrticularité se trouve déjà mentionnée au Hig-Véda, oi'i il est dit de Sôma qu'il incite la parole « comme l'upavaktar celle du hôtar' ». D'autre part, il y a aussi certaines réci tations qui lui incombent, et à ce titre il est, au sacrifice sanglant, l'acolj'te uni(iue-, au sacrifice de sôma. l'un des acolytes du hôtar. Au sacrifice sanglant, il forme avec celuici un couple si homogène, que l'invocation aux « deux hôtars divins », insérée dans la litanie âpri introductive de cette solennité, doit nécessairement s'entendre comme adressée à l'entité divinisée de ce couple liturgique. Son troisième nom, celui de maitrâvaruna, lui vient de ce que les récitations qui lui sont assignées dans le sacrifice de sôma en comprennent essentiellement quelques-unes adressées à Mitra et Varuna, et la documentation ancienne, en dépit de son indigence, laisse voir que cette attache spéciale remonte au temps du Rig-Véda''. Peut-être même son nom de « donneur d'ordres » n'est-il pas sans relation
thèse; mais elle pourrait trouver un support, soit dans R. V. X. 41. 3, soit surtout dans la stance citée Çànkh. Çr. S. I. 6. 3, qui toutefois revient avec une variante importante dans Âçv. Çr. S. I. 3. 24.
1. Voir p. ex. cette description (Schwab, Thiei-opfer, p. 90i: « Le maitrâvaruna se place devant le hôtar et à droite du siège du hôtar, enfonce son bâton dans la rëdi (aire sacriticielle), et, se tenant debout, le buste penché en avant, il adresse au hôtar son praisha pour l'invitera réciter la stance d"oblation. »
2'. Cf. Schwab, p. 96, 114, 117, 132 sq., 137, 144 sq., etc. Souvent la division du travail entre eux consiste en ce que, des deux stances qui accompagnent une libation (supra p. 330), le praçàstar récite la première et le hôtar la seconde.