Weber, Ind. Stud., X, p. 390 sq
l'heure conduira au ^^acrifice la feunne terrestre'. Le i^este, infiniment moins indécent aux yeux des contemporains du Véda qu'au regard de nos mœurs, dont s'accompagne la fonction du nështar, a conduit certains auteurs' à penser que ce prêtre était un legs de barbares anâryens transmis au culte védique. Pour ma part, je n'en vois aucune raison décisive : il est fort naturel que le sacrifice de sôma fasse intervenir i :i prêtre qui ait pour charge spéciale d'initier la femme d i sacrifiant et de pratiquer sur elle un charme de fécondation ; il ne l'est pas moins que ce charme, une fois admis, revête, chez les Aryas aussi bien que chez les barbares, une forme symbolique qui réponde à son but.
Le dernier des sept prêtres, le hvahman, qui plus tard s'appellera hvah manàcdiamsin, a surtout pour fonction de réciter, dans le sacrifice de sôma, des séquences de stances adressées à Indra : rôle tout pareil à celui du hôtar, et aussi compte-t-il parmi ses auxiliaires^ Nous le retrouverons plus bas.
Parmi les prêtres que nous avons considérés comme formant le chœur requis par la liturgie primitive, nous constatons l'absence de divers officiants auxquels le rituel historique assigne une place considérable'. Et d'abord, celle des chantres, au nombre de trois dans le rituel récent, et sans doute aussi dès le temps du Rig-Véda' : ils ne figurent jamais aux menues cérémonies ; mais, au sacrifice de sôma, ils chantent, tantôt ensemble, tantôt en alternant, des morceaux coupés d'exclamations, de cris d'allégresse et de S3-Ilabes magiques. Ces chants sont de deux sortes. D'une part, chacun
1. « L'agnidh fournit semence au neshtar, leneshtar à Tépouse. » Taitt. Samh. VI. 5. 8. 6; cf. Çat. Br. IV. 4. 2. 18."