Hir. &. S. î. f. m
4. Dans la aection suivante (p. 361), nous auroms encore Toccasion de revenir sur la valeur symbolique et rituelle die- l'aJDkiition.
JliLNE ET AHSTINENfE 351
exposé aux assauts des mauvais esprits, et il n'y saurait apporter trop de précaution. Positif et négatif, les deux motifs, au surplus, se fondent et se confondent fort souvent, et dans la plupart des cas il est impossible de lever les doutes qui empêchent de décider entre eux.
Jeûne et abi^tinence. — La précaution fondamentale à prendre contre Tattaque des puissances malfaisantes consiste à jeûner ou à s'abstenir de certains aliments, puis à s'abstenir de relations sexuelles, à coucher sur la dure ou même à veiller, enfin a garder le silence : ce que la langue plus moderne, avec sa tendance à traduire le rite en règle morale, exprime par « ne point dire mensonge )). Ainsi, celui qui s'apprête à installer chez soi les feux sacrés passe la nuit précédente à veiller en silence V Celui qui célèbre le sacrifice de la nouvelle ou de la pleine lune s'abstient, La veille, de viande et de relations sexuelles ; à sou repas du soir, il peut manger des baies ou des plantes sauvages, mais non des mets du genre de ceux qui composeront son oblation du lendemain; la nuit, il couche sur la dure avec sa, femme', et certains textes ^ exigent même qu'ils veillent tous deux, au moins une partie de la nuit, en s'entretenant de récits ou similaires ' ; il ne doit rien dire qui ne soit vérité. Les jeunes époux, durant les trois nuits qui suivent les noces, couchent sur la dure, gardent la chasteté et s'abstiennent de mets salés ou épicés '\ L'étudiant en théologie doit garder la chasteté et coucher sur un lit bas •■• : à la suite de la cérémonie inaugurale de ses études, il demeure, tout le reste du jour, debout et en silence, et s'abstient de mets salés pendant trois jours ' ; au moment d'aborder certains articles,