‹ La religion du VédaChapitre 236 sur 380 · Gôbh. G. S. II. 10. 45 et · texte numérisé non relu

Gôbh. G. S. II. 10. 45 et

sainis entre tous, de son programme d'études, il doit. « pendant trois jours, ou un jour et une nuit, se tenir en silence, les yeux !)andcs ', sans prendre aucun aliment- ». Le maitre, à la veille de lui dispenser une de ces letjons solennelles, « garde la chasteté et s'alistient de A'iande durant un jour et une nuit ■■ ». Celui qui s'apprête à offrir le çabalihOma couche douze nuits sur le sol nu. ne prend que du lait doux, ne parlé qu'en cas de nécessité et garde la chasteté'. C'en est assez de ces quelques exemples, qu'il serait fort aisé de multiplier.

La préhistoire de semblables observances, dont le fond se constate identique dans le monde entier', est affaire â l'ethnologie. A elle, par exemple, de faire le départ précis entre tous les motifs qu'implique la prescription du jeune: abstinence de nourriture, afin qu'il y en ait assez pour les dieux; ciainte des démons qui. plus proches d'un célébrant et plus menaçants jjour lui que pour tout autre, pourraient, attirés par les aliments, se glisser avec eux dans son corps, si l'onne s'en gardait; crainte de quelque autre substance impersonnelle, mais non moins redoutable, susceptible de s'y infiltrer dans les mêmes conditions; enfin, inanition voulue, destinée

1. C est ainsi qu'au rite du pravar{i^ya le cliaudron ardent, qui, nous essaierons de le démontrer, est entièrement imprégné de sul)Stance solaire, passe pour dangereux à regarder et susceptilile de causer la cécité: l'épouse du sacrifiant et en général les non-ihitiés ne doivent jjas le voir: Kàtv. XXVI. :i. o-4, et cf. 4. 12: Taitt. .\r. V. 3. 7.

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